Intra Circulum
David Apikian - Jean-Pierre Bertozzi
#144



Exposition du 16 au 25 juin 2022
Ouverture le mercredi 15 juin de 18h à 21h

Intra circulum (à l’intérieur du cercle)
Les deux artistes qui exposent aujourd’hui ne se sont pas rencontrés par hasard
à l’intérieur du cercle .
À la lecture de leur introduction, on constate qu’ils revendiquent tous deux une
influence, une inspiration « chinoise » sur leurs travaux.
Inspiration chargée d’images et de souvenirs pour l’un, plus ancienne, datant de
ses années de formation pour l’autre.
Les travaux qu’ils présentent font partie de plusieurs séries qui développent
cette inspiration,

en l’harmonisant naturellement dans le cercle qui rassemble (David Apikian).
élaborant le souvenir et la perception de ce même souvenir face au processus
irrémédiable du temps (Jean-Pierre Bertozzi).



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Six regards sur le carré
#143



Exposition du 2 au 11 juin 2022
Ouverture le mercredi 1 juin de 18h à 21h

Le célèbre « carré noir » de Kasimir Malevitch est considéré comme l’une des icônes de la peinture du 20ème siècle.

Il a été exposé pour la première fois en 1915.

Depuis cette époque, cette forme géométrique simple a fasciné de nombreux artistes.

Le carré, un rectangle avec quatre côtés de longueur égale, dégage une sérénité qui a motivé ’innombrables autres artistes à le représenter de manière captivante par la couleur, le mouvement ou d’autres moyens.

Pour cette exposition, six artistes qui travaillent régulièrement le carré se sont réunis.
Six confrontations personnelles avec cette forme de base et différents matériaux
assurent une confrontation passionnante des oeuvres d’art.

Ada WEBER


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Yichao SUN
Temps et liberté
#142



Exposition du 19 au 28 mai 2022
Ouverture le mercredi 18 mai de 18h à 21h

Cette exposition présente certaines des œuvres d'art abstrait de Sun Yichao ont été réalisées ces trois dernières années. Il utilise la forme d'art abstrait comme pinceau et la toile comme papier, et coopère avec la nature pour exprimer ensemble des essais de sa vie.

Dans ses peintures, nous pouvons voir son interaction avec la nature, son admiration pour la nature, ses pensées et perceptions sur la relation entre l'homme et la nature. Il a dit : « Que la peinture retourne à la nature, que toutes les choses retournent à la nature , que la vie retourne à la nature. Car seul le plus naturel est le plus réel.»

Confus, inquiet et même un peu pessimiste quant au présent et à l'avenir, mais en même temps, le courage d'aller de l'avant n'est pas perdu. Qu'est-ce qui le soutient ? Je pense que c'est son désir presque instinctif de créer de l’art.

Laisser du temps sur la toile, de sa propre volonté. Et ces moments de création, il est libre.

Xi ZHEN
Avril 2022, Paris


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Imagine
Rebecca CHOU
#141



Exposition du 5 au 14 mai 2022
Ouverture le mercredi 4 mai de 18h à 21h

Rebecca Chou est une artiste sino-américaine basée à San Francisco et à Paris.
Elle travaille dans l'abstraction géométrique, hard-edge, principalement sur toile avec des peintures acryliques.
Ses oeuvres sont souvent caractérisées par des couleurs vives comme forme, ainsi que par l'absence de teintes pour créer un espace positif/négatif.
Dans notre époque actuelle, aussi difficile soit-elle, elle souhaite que nous imaginions un monde meilleur et que nous le réalisions.

Rebecca Chou is a Chinese American painter based in San Frnacisco and Paris.
She works in geometrical, hard-edge abstraction mostly on canvas with acrylic paints.
Her works are characterized often by vivid colors as form, along with this absence of colors to create a positive/negative space.
In our present time, difficult as it is, she wants us to imagine a better world and fulfitt it.


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Réalités photographiques
#140



Exposition du 14 au 23 avril 2022
Ouverture le mercredi 13 avril de 18h à 21h

Quand il convient de dépasser la figuration, la pratique photographique semble aux antipodes de ’abstraction tant elle est omniprésente sur les smartphones et les divers écrans qui nous accompagnent.
Les quatre photographes présentés ont en commun la liberté du cadrage et la connaissance de la structure des images afin de conserver/observer le réel pour mieux s’en abstraire.
Une recherche de l’émotion dans l’espace discontinu/discret des pixels des capteurs, des grains de sels d’argent ou des picolitres d’encre organisés sur la surface des papiers et supports de présentation.


Michel-Jean Dupierris


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Color Prism
Anne-Marie Pernet
#139



Exposition du 31 mars au 9 avril 2022
Ouverture le mercredi 30 mars de 18h à 21h

Sans doute l'haronie des couleurs et des formes consiste-t-elle en un subtil mélange de chaos et d'équilibre. Sur mes toiles, signes, aplats et tâches s'accumulent, en essayant de trouver la composition qui fera vibrer l'ensemble.

C'est une juxtaposition d'ordre et de chaos, de micro et de macro, de droiture au milieu des courbes. Paradoxal, car mêlant le volontaire àl'imprévisible, mon travail l'est aussi en ce que j'intègre des dessins très graphiques sur des fonds colorés plus indéfinis, conférant de fait une impression de double plan et donc de profondeur au tableau.

Je souhaite dans cette approche d'abstraction lyrique, laisser à chacun son émotion se révéler, la toile ayant comme mission de vous transmettre de l'énergie, de la passion, un tourbillon de vie.

Anne-Marie Pernet


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Espace temps
#138



Exposition du 17 au 26 mars 2022
Ouverture le mercredi 16 mars de 18h à 21h

Au pays des idées reçues, le domaine d'expression des Arts immobiles se limite aux strictes dimensions spatiales, tandis que les seuls Arts du mouvement auraient accès à la dimension temporelle.

De longue date pourtant, les peintres ont permis au temps de faire incursion dans leurs tableaux ; sa quasi-immobilité est mise en évidence dans le célèbre Jour de lenteur d'Yves Tanguy, son cheminement résolu au contraire dans les représentations de certains primitifs réunissant sur le territoire continu d'un même paysage les épisodes différents de la vie d'un bienheureux.

Mais même si elle ne le dénote pas explicitement, une oeuvre d'art fait foi de l'empreinte du temps, ce qui fait dire au philosophe et psychanalyste Daniel Sibony qu'elle est un "objet temps", un "évènement d'être".

L'irruption révolutionnaire, au début du 20e siècle, de la notion d'espace-temps a ouvert la voie aux évolutions technologiques qui structurent notre quotidien d'aujourd'hui.

Une sensibilité artistique plus intuitive et moins rigoureuse que les sciences dures peut voir dans cette confirmation de l'universelle courbure une invitation à interroger autrement le statut des apparences.


Elisabeth Gevrey


François Husson


François Husson, Bernard Jeufroy


Bernard Jeufroy


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Tribute to Barbara Halnan
#137



Exposition du 3 au 12 mars 2022
Ouverture le mercredi 2 mars de 18h à 21h

Les souvenirs de Barbara HALNAN sont très forts et joyeux, malgré la tristesse de sa disparition en 2021.

Cette artiste australienne, très parisienne par ailleurs, participait activement à la vie artistique de la communauté parisienne de l'art non-objectif, et en même temps facilitait l'échange entre les artistes européens et australiens.

Des relations professionnelles et personnelles, très fortes, se sont tissées, et nous lui rendons hommage par cette exposition à Abstract Project, conjointement avec la galerie australienne, Articulate Project Space*.

The memory of Barbara Halnan is both very vivid and joyful, despite the sadness of her passing in 2021.

This Australian though very Parisian artist actively participated in the life of the non-objective art community in Paris, and also facilitated exchange between European and Australian artists.

Strong professional and personal relationships were forged, and we wish to pay her tribute with this exhibition at Abstract Project, in conjunction with the Australian gallery, Articulate Project Space*.

*http://articulate497.blogspot.com


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Art Numérique 5
Aléatoire
#136



Exposition du 10 au 19 février 2022
Ouverture le mercredi 9 février de 18h à 21h

La Galerie Abstract Project lance sa cinquième exposition d’Art Numérique, avec une sélection d’oeuvres visuelles, littéraires et musicales. Le mot clé « aléatoire », choisi par Jun Sato, sert de fil rouge pour tracer le rôle du code entre intention artistique et ouverture à l’imprévu.
Ikse Maître, membre fondateur du SAS (Science Art et Société) Lab à Saclay, en région parisienne, note de façon générale qu’il n’y a aucun phénomène aléatoire en notre monde, si ce n’est l’émission spontanée d’un atome—qu’elle soit photonique ou radioactive. «Tout arrive bien selon des équations d’évolution
déterministe.» Les scientifiques sont-ils tous d’accord ?

Qu’en est-il de l’aléatoire en art ?
Pour Alain Longuet, l’essentiel se situe dans la création d’algorithmes destinés à fonctionner par eux-mêmes. « L’oeuvre gagne en autonomie, elle n’a plus besoin de son créateur pour s’actualiser et se reproduire. » Affranchies de toute subjectivité, les occurrences (productions audio-visuelles générées par le code) sont traitées sur un pied d’égalité, sans préférences particulières.
David Feldman partage ce désir de se distancier du « brouillard de manies personnelles ». Mais il reste fasciné par l’émergence, via le code, d’un langage visuel à part entière. Cela dit, ce qui nous paraît aléatoire peut simplement dépasser notre entendement.
Jim Kukula mappe des séquences sonores sur des formes topologiques invisibles, composant ainsi des séquences sonores bien loin de conventions musicales. « Parfois quelque chose de mélodique émerge, mais je ne peux pas prédire quand. Je bidouille le code pour aller dans le sens de la musicalité, mais mes
modifications font rarement ce que j’attends d’elles ! » Comme plusieurs autres artistes ici, il fournit un QR Code permettant d’accéder à son travail en ligne.
Jean-Pierre Balpe affirme que « les ordinateurs, machines à calcul, ignorent l’aléatoire qui est un programme mathématique spécifique. Dans le domaine de l’écrit, le travail consiste donc à faire produire des textes toujours originaux qui aient l’air le moins aléatoire possible, à partir d’un traitement qui joue sur de constantes bifurcations que leur auteur ne maîtrise pas. » Nous voguons dans des zones de gris : le code détermine la manière dont les contenus échappent à leur auteur….

Où réside donc le « sens » ? Ne découle-t-il pas aussi du culturellement codé?
L’oeuvre de Mâa Berriet est une parodie abstraite des Shadok ; son code imite le fait main. Les captures d’écran, vidéos, impressions issues d’algorithmes sont aussi une nouvelle matière première à ré-agencer, avec toutes les contingences que cela implique. Bernard Bousquet imprime ses motifs numériques sur de
vastes pans de tissu et de cuir, qu’il repeint, coupe, coud et tend sur les murs et plafonds.
De même, Ryota Hagihara sélectionne avec soin ses images parmi des centaines de possibilités. Le code sert de levier pour renouveler des traditions picturales établies.
Pour Jun Sato, c’est la métaphore du trajet qui prime. Tel un marionnettiste japonais vêtu de noir, plus ou moins visible, le code trace les déplacements incrémentaux de formes géométriques ; on avance pas à pas à travers les variantes.
Dans la même lignée, Carol-Ann Braun assemble et imprime sur des pans verticaux des séquences de compositions en évolution constante.

Le code : porteur de la fuite en avant ?
Certains travaillent directement avec des objets réels. Isabelle Delatouche est tisseuse de vannerie aléatoire : les branchages qu’elle tient entre ses mains façonnent l’oeuvre ; elle y imbrique des capteurs qui déclenchent la lecture aléatoire de fragments de textes.
Atsushi Kobayashi, architecte, crée des kits de formes géométriques en carton ; il laisse aux autres la liberté de les assembler comme bon leur semble. Ici l’intention s’ouvre jusqu’à inclure la notion de
chaos—sans objectif autre que la recherche de l’inédit.

Les dés sont-ils pipés par la prouesse du designer… ?
D’autres artistes ici expérimentent la réalité augmentée. Il en émerge différentes approches à la notion de lieu : · Les modélisations animées de Stéphane Trois Carrés et de Juan Sebastian Lopez Galeano se superposent aux espaces de la ville, de la rue, du métro ; le passant les capte sur son téléphone mobile ; la représentation artistique se mêle aux motifs de la vie quotidienne.
A l’inverse, Le Duo Parhélie crée sa propre scène, faite de surfaces en verre qui reflètent de manière imprévisible la lumière animée. Tel un vitrail, l’espace virtuel de l’écran est transposé à l’échelle de la galerie tout entière.
Peter V. Stevens nous offre in situ et en live une performance improvisée, à partir d’une oeuvre affichée au mur de la galerie. Son interprétation est a priori ouverte, une partition, à performer. Nous voilà donc en plein milieu de l’aléatoire, c’est-à-dire, pour citer Pierre Berger, « tout ce qui nous est proposé sans que nous l’ayons proprement cherché ».

Lors de l’exposition, nous organisons plusieurs visioconférences pour approfondir,
ensemble, les différentes facettes de cet art numérique en devenir.


Jun Sato, Carol-Ann Braun et Alain Longuet.


Ce qui aurait pu ne pas être, [4]
#135



Exposition du 27 janvier au 5 février 2022
Ouverture le mercredi 26 janvier de 18h à 21h

Tout travail d’artiste repose sur des pratiques et des postulats plus fragiles qu’ils n’en ont l’air.
De leurs projets, de leurs réalisations, les artistes transmettent la possibilité que toute chose puisse à un moment, devenir autre.
De nécessités en contingences, les oeuvres sont ainsi en permanentes mutations.
Au cours de la création et des expériences menées, chacun des artistes peut avoir senti que ces recherches et productions dérivent, cherchent et proposent de façon fortuite des formes inattendues, mais possibles.
C’est autour de Ce qui aurait pu ne pas être, [4] que nous vous proposons cette exposition. C’est le pari que nous avons soumis aux artistes réunis ici, montrer des créations qui sont pour eux un pas de côté dans leur production.
Montrer ce qui serait inhabituel à un moment de leur recherche.


Le catalogue #135 en version pdf

Trames et grilles
#134



Exposition du 13 au 22 janvier 2022
Ouverture le mercredi 12 janvier de 18h à 21h

La grille pouvant être comprise métaphoriqument comme fonctionnement de la pensée est constamment présente dans l'histoire de l'art.
Par ailleurs, elle forme le paradigme de l'art moderne, afin d'échapper àla reproduction de la réalité, tout en gardant sa dimension spirituelle.
Par le passé, elle permettait d'organiser le réel par son utilisation dans la perspective : actuellement, elle participe au développement del'art numérique.
Et le geste de tramer, d'utiliser la grille, a permis également de rapprocher dans cette exposition des artistes venant d'univers très divers.


Le catalogue #134 en version pdf