NETWORK 1.1
#116



Exposition du 18 au 27 février 2021
Ouverture le mercredi 17 février de 15h à 17h

Le réseau est le sujet de cette série de trois expositions.

Six artistes invitent six artistes qui à leur tour invitent six artistes.

À la première exposition participent six artistes, 12 à la suivante et 18 à la dernière.


C'est une chaîne d'expositions coorganisées par les artistes participants, chacun étant à la fois invité et curateur.

Lors de ces trois événements, où l'artiste participe activement à garantir sa visibilité sur la scène artistique, il sera intéressant d'observer les mécanismes du fonctionnement du réseau.


Quels nouveaux projets artistiques ?
Quelles ouvertures théoriques ?
Quelles nouvelles rencontres ?



APTeam 1.0
#115



Exposition du 4 au 13 février 2021
Ouverture le mercredi 3 février de 15h à 17h

Philia,

La galerie Abstract Project est un lieu de monstration d’art et de rencontre des artistes, c’est un collectif qui, fidèle aux principes de l’association dont la galerie est issue, en assure le fonctionnement et l’esprit.
Les fondements esthétiques du salon Réalités Nouvelles depuis 1946 et ceux de la galerie Abstract Project sont ceux de l’« abstraction » à qui le temps et l’histoire ont permis de rajouter un s : les « abstractions », tant les formes possibles parfois proches mais souvent éloignées des pensées fondatrices articulent les projets des artistes qui exposent dans nos murs, mais c’est aussi et surtout l’esprit de rencontre, de soutien, de réciprocité qui lie ses membres dans une relation d’amitié, de Philia, là où s’avère possible le lieu où s’échangent les possibilités d’être.
Une galerie associative est un lieu d’hospitalité, un lieu de rencontre avec des amateurs, des collectionneurs, un lieu d’appartenance à un groupe social, à un groupe de pensée ; mais l’amitié au sein de ce groupe génère une relation supplémentaire aux oeuvres qui y sont montrées, un espace poétique et tangible du regard à l’autre.
Les oeuvres exposées montrent aussi les modes très diverses de construction d’oeuvres abstraites.
Au-delà des références historiques, le terme même d’abstraction recouvre tellement de possibilités et d’expériences différentes ; nous voulons montrer cette multiplicité. L’« abstraction » devient un outil qui travaille les strates de connaissances et de sensibilités, elle naît là, à un moment donné dans la construction et l’élaboration du travail où il y a une forme dont on peut dire qu’elle est abstraite. Certains d’entre nous travaillent avec l’histoire, d’autres avec l’expression et le corps et d’autres encore en puisant dans le réel des figures qui devenues autonomes naviguent de la figuration à l’abstraction.
C’est une part de ce qui nous lie que nous avons choisi de montrer pour cette exposition des oeuvres de chacun des membres de l’équipe de la galerie qui encore plus en ces temps troublés, partagent en amitié.


L’équipe de la Galerie Abstract Project
Paris, Janvier 2021




Le catalogue #115 en version pdf

Art numérique 4
Procédés et systèmes en art génératif
#114

Nouveaux horaires : 11h30 - 16h30



Exposition du 14 janvier au 30 janvier 2021
Vernissage le mercredi 13 janvier de 17h à 19h

Quand j’ai vu pour la première fois une oeuvre générative, j’étais ravi de découvrir ce champ de possibilités pour l’art numérique. Le mot « génératif » m’était familier à travers les travaux de Noam Chomsky qui théorisait une « grammaire générative » dont les règles permettent de produire d’innombrables phrases, telle une machine.
Grâce à son imagination et ses idées, l’artiste lui-même est en quelque sorte une machine à générer des oeuvres créatives. Par ailleurs, l’artiste qui pratique l’art génératif programme un code qui sera incarné dans d’infinies « occurrences » à l’écran. Ce processus génératif est considéré comme étant autonome dans la mesure où l’artiste ne contrôle pas ces « occurrences », même s’il peut en modifier les paramètres au cours de ce que l’on nomme des « boucles de rétroaction ».
À l’occasion de cette quatrième exposition d’art numérique, Carol-Ann Braun et moi avons souhaité mettre en avant le thème de la générativité, qui renouvelle l’idée du processus dans la genèse de l’oeuvre d’art. Nous tentons de jeter un coup de projecteur sur la « boîte noire » qui héberge le code, pour révéler les paramètres de l’intention de chaque auteur. Nous avons aussi invité quelques artistes dont la production — non-numérique et hors écran — est régie par des consignes très strictes. Ce sera l’occasion de comparer différentes procédures et leurs principes esthétiques sous-jacents.

The first time I saw a generative work, I was thrilled to discover a new horizon of possibilities for digital art. I was already familiar with the term “generative”, thanks to Noam Chomsky’s notion of a generative grammar whose rules, much like those of a machine, allow for the production of countless sentences.
Because of their imagination and capacity to produce ideas, artists can be thought of as “creative machines.”
More specifically, when it comes to generative works of art, the artist codes a program that churns out an effectively infinite number of fleeting on-screen “occurrences.” This generative process is considered to be autonomous insofar as the artist does not control each “occurrence”, even though the parameters of the program can be adjusted in what has come to be known as a feedback loop.
For this fourth show in our digital art series, Carol-Ann Braun and I have chosen the term generativity to evoke and renew the concept of process in the genesis of a work of art. By focusing on the inner-workings of the “black box” of code, we hope to shed light on the parameters of artistic intent. We’ve also included non-digital pieces by artists who impose stringent rules on their working process, allowing the viewer to compare different procedures and their underlying esthetic principles.


Jun SATO, en collaboration avec Carol-Ann Braun


Le catalogue #114 en version pdf