Network 1.3
#132



Exposition du 25 novembre au 4 décembre 2021
Ouverture le mercredi 24 novembre de 18h à 21h

Après #116 Network 1.1, après #128 Network 1.2, voici #132 Network 1.3

Le réseau est le sujet de cette série de trois expositions.
Six artistes invitent six artistes qui invitent à leur tour six artistes.
À la première exposition participent 6 artistes, 12 à la suivante et 18 à la dernière.
C'est une chaîne d'expositions co-organisées par les artistes participants, chacun étant à la fois invité et curateur.
Lors de ces trois événements, où l'artiste participa activement à garantir sa visibilité sur la scène artistique, il sera intéressant 'observer les mécanismes du fonctionnement du réseau.

Quels nouveaux projets artistiques ?
Quelles ouvertures théoriques ?
Quelles nouvelles rencontres ?


Hommages
#131



Exposition du 11 au 20 novembre 2021
Ouverture le mercredi 10 novembre de 18h à 21h

Pendant les années 2020-2021, nombre d’artistes des Réalités Nouvelles sont pour les uns partis au terme d’une vie d’artiste bien remplie, pour d’autres trop jeunes au seuil.
Citons parmi les plus célèbres d’entre elles, Geneviève Asse (1923-2021), dont les toiles bleues furent accueillies des années 50 aux années 80 dans le Salon, « les empreintes » de Judit Riegl (1923-2020) étaient accrochées pendant 30 ans avant qu’elle ne réitère une figuration humaine au début des années 1980.
Enfin la peintre Francine Holley (1919- 2020) y présentait ses oeuvres architectoniques et picturales. Chacune approfondit le sillon de l’abstraction, de la peinture, à sa manière.
À ces noms, ajoutons l’académicien Guy de Rougemont (1935-2021), dont les travaux résonnent de l’influence du design, le peintre et lithographe Guy Pequeux (1942- 2021) qui exposa de nombreuses années ses toiles à la limite de l’impressionnisme abstrait, et enfin Ivan Contreras-Brunet (1927-2021) qui après avoir exposé de nombreuses années au salon, fut un membre actif du comité, celui de la refondation
du Salon en 1971-72, pour adapter notre noble institution à l’esprit du temps, au zeitgeist.
J’ajoute à ces noms qui ornent aujourd’hui les musées de France et du monde, celui de mon professeur d’université, Frank Popper (1918-2020), théoricien de l’art et compagnon de route des Réalités Nouvelles, qui recommandait à chaque thésard d’apprendre à faire sa valise avec des fiches « bien faites », valise que l’on place sous son lit, et qui des années plus tard serviront à la surprise de tout le monde !
(Valise qui servira le cas échéant à passer les frontières... disait-il malicieux et triste !).
Né à Prague, dans la nouvelle Tchécoslovaquie, c’est en suivant sa mère, aux concerts, aux musées, aux salles des ventes à Vienne qu’il découvre l’art. Dès 1937, il comprend ce qui se joue, fuit l’Autriche pour Londres, s’engage dans la RAF alors que sa famille restée sur place, est assassinée. Austro-tchèque devenu anglais, il est profondément déprimé après guerre et s’essaie alors à la peinture abstraite lyrique.
Il devient l’élève d’Étienne Souriau qui l’encourage à écrire sur l’art, bien que parlant difficilement le français sa quatrième langue !
Il est alors marié à la peintre Hella Guth (1908-1992) sa première épouse. Ils côtoient la peintre Ania Staritsky (1908-1981) dont il apprécie la peinture « d’effusion pure, très nourrie de matières aux gouaches poétiques et dynamiques »* . Toutes deux participent au Salon pendant de nombreuses années et grâce à elles, il rencontre presque tous ses artistes, Karkaya, Dumitrescu, Istrati, Bellegarde, Poliakoff, Delaunay, Dewasne, Vasarely, Agam, etc. Il théorise ou critique le cinétisme, l’op art, l’art gestuel, lyrique, la participation du spectateur, la peinture murale, le graffiti, etc.
En 1968, il crée le programme des facultés d’Arts Plastiques où il souhaite mélanger théorie (des arts) et pratique (des beaux-arts) dans un « adapte-toi » tout anglo-saxon. C’est à l’université Paris VIII que le pionnier des arts numériques Edmond Couchot (1932-2020) le rejoint dans le grand rêve technologique d’une révolution numérique, espace de liberté et démocratique.
Avec eux, Réalités Nouvelles peut se comprendre comme un salon viennois, d’Europe centrale, lieu de dialogues, d’interactions de peintres, de sculpteurs, d’artistes, de tous horizons où chacun est un éveilleur, un passeur, un animateur éclairé social et culturel, où il n’est pas considéré comme un démiurge, mais comme un catalyseur.

*Frank Popper, entretiens avec Aline Dallier, Réflexions sur l’exil, l’art et l’Europe, Klinsiecksieck, Paris 1998.



Gracia Khouw - Gerda Kruimer
#130



Exposition du 28 octobre au 6 novembre 2021
Ouverture le mercredi 27 octobre de 18h à 21h

La distance entre deux lignes de croisement
Penser à l'espace, au vide, à la forme résiduelle et aux formes pures
Nous avons fait connaissance grâce à l’exposition itinérante « Contemplations
Contemporaines », qui a été présentée pour la première fois à Arti et Amicitiae à
Amsterdam en 2018. Notre travail a plusieurs affinités : il est minimaliste, à la
fois constructif et déconstructif, l’arrangement joue un rôle majeur. La réflexion
sur des concepts tels que « la forme résiduelle » ou « l’espace intermédiaire »
permet de rendre visible ou de marquer ce qui est habituellement considéré
comme de l’air, du vide ou de l’espace blanc. Gerda part de la grille et Gracia
utilise les lettres et les mots comme principe de disposition. De plus, nous avons
toutes les deux les mêmes initiales.
Gerda Kruimer présente des oeuvres de sa série 3D Soft Grids. Les oeuvres sont une
tentative de créer un espace « non hiérarchique » au moyen d’une grille identique.
Des oeuvres de la série PUNATICS sont également exposées. Le titre de ces petits
objets muraux, fait référence à un petit morceau d’un monde abstrait au milieu
de l’océan Pacifique, où les gens construisent de petites maisons sur des plaines
de lave noire qui se sont récemment formées. Ces oeuvres sont des variations sur
un type, réduit à l’essence. En fin de compte, ces oeuvres d’art ne font référence
à rien d’autre qu’à elles-mêmes.
Dans cette présentation, Gracia Khouw montre des oeuvres de la série ERtussendoor.
Sur les panneaux, les formes peintes ressortent. Les formes des lettres sont
laissées en blanc ; on peut voir le grain du bois comme un dessin accidentel
à travers les formes. Gracia Khouw a pris comme point de départ des mots
néerlandais qui indiquent les relations mutuelles entre les objets, ou entre l’homme
et l’objet : ertussendoor (entre deux), eroverheen (par-dessus) et ervandoor
(aller sur). En outre, la série a été enrichie de mots anglais, appelés adverbes
de lieu, tels que les mots inbetween (entre les deux) et anywhere (partout
dans le monde). L’exposition présente également des oeuvres de la série
Five Four, More Less, une collection de mots de quatre lettres inspirée de l’oeuvre
emblématique de Robert Indiana de 1966.


The distance between two intersecting lines
Works about space, emptiness, residual form and shape
We have come to know each other through the traveling exhibition «Contemporary
Contemplations» which was first shown in the upper rooms of Arti in 2018. Our work
has several kinships: they are minimalist, both constructive and deconstructive, and
organisation plays a big role. About notions such as ‘the residual form’ or ‘in-between
space’, or ‘negative space’, gives rise to visualizing or marking what is usually seen
as air, emptiness or white space. In this process, Gerda takes the grid as her starting
point and Gracia uses letters and words as her organizing principle. In addition, we
both have the same initials.
Gerda Kruimer will show work from her 3D Soft Grids series. The works are an attempt
to create a «non-hierarchical» space through an identical grid. Also on display is work
from the PUNATICS series. The title of these works is a reference to a small piece of
abstract world in the middle of the Pacific Ocean where people build tiny houses on
recently formed black lava plains. These works are variations on a type, reduced to the
essence. Ultimately, these works of art refer to nothing but themselves.
In this presentation Gracia Khouw shows work from the ERtussendoor series. On the
panels, the painted shapes stand out. The shapes of the letters are left blank; you can
see the grain of the wood as a random drawing through the shapes. Gracia Khouw has
taken Dutch words that indicate the mutual relationships between objects, or between
man and object, as a starting point: ertussendoor (in between), eroverheen (over
it), ervandoor (run off). In addition, the series has been expanded to include English
words, the so-called adverbs on place with such words as inbetween and anywhere.
Also on view are works from Five Four, More Less series; a collection of four-letter
words inspired by Robert Indiana’s iconic 1966 ‘LOVE’ painting.


Le catalogue #130 en version pdf

Réalités Nouvelles
Petits Formats



Exposition du 14 au 24 octobre 2021

Dans le cadre du Salon Réaltés Nouvelles 2021, la galerie Abstract Project ouvre ses portes pour les petits formats des 120 artistes sélectionné.e.s pour ce grand rendez-vous de l'art abstrait.
Réalités Nouvelles sera présent sur trois lieux, l'Espace Commines, le Réfectoire des Cordeliers (du 22 au 24 octobre), à la Galerie Abstract Project (du 14 au 24 octobre), ainsi qu'en partenariat avec les galeries Gimpel & Müller et Seine 55.


Only Women
#129



Exposition du 30 septembre au 9 octobre 2021
Ouverture le mercredi 29 septembre de 18h à 21h

Cette exposition "que des femmes" ne parle pas de la spécificité de l'art au féminin, mais a pour objectif de rendre la création féminine visible et d'inciter à la réflexion sur la place qu'occupent les femmes artistes.

Y participent six femmes artistes de la scène française, avec trois oeuvres chacune, témoignant de leur parcourssur plusieurs années.

Bogumila Strojna,
curatrice pour Abstract Project

This exhibition of works by "only women" does not adress the specificity of art in the feminine, but aims to make feminine creation visible and to invite thonking about the place women have as artists.

Abstract Project is exhibiting six women artists from the French art scene, each showing three works in order to represent the evolution of their career over several years.

(traduction Diane De Cicco)


Le catalogue #129 en version pdf

Network 1.2
#128



Exposition du 16 au 25 septembre 2021
Ouverture le mercredi 15 septembre de 18h à 21h

Après #116 Network 1.1, voici #128 Network 1.2

Le réseau est le sujet de cette série de trois expositions.
Six artistes invitent six artistes qui invitent à leur tour six artistes.
À la première exposition participent 6 artistes, 12 à la suivante et 18 à la dernière.
C'est une chaîne d'expositions co-organisées par les artistes participants, chacun étant à la fois invité et curateur.
Lors de ces trois événements, où l'artiste participa activement à garantir sa visibilité sur la scène artistique, il sera intéressant 'observer les mécanismes du fonctionnement du réseau.

Quels nouveaux projets artistiques ?
Quelles ouvertures théoriques ?
Quelles nouvelles rencontres ?

 

One Subject / One Drawing a Day
#127



Exposition du 2 au 11 septembre 2021
Ouverture le mercredi 1er septembre de 18h à 21h

Des artistes célèbres comme Katsushika Hokusai, Henri Matisse, Pablo Picasso ou Georgio Morandi et tant d’autres ont pratiqué le dessin de manière intemporelle afin d’améliorer leur compétence et leur compréhension.
On raconte que Katsushika Hokusai (Japon 1760-1849) avait l’habitude de
commencer sa journée par quelques dessins de son petit chien. Il aurait dit :
«… À soixante-treize ans j’ai partiellement compris la structure des animaux, des oiseaux, des insectes, des poissons et la vie des plantes…/… à quatre-vingt-dix ans j’aurai peut-être pénétré leur sens secret. Quand j’aurai cent dix ans, chaque point, chaque ligne aura sa propre vie ».
Pour Henri Matisse, la pratique du dessin était la base de tout ce qu’il produisait. Il a admis qu’il travaillait dur pour atteindre un art de l’équilibre, de la pureté et de la sérénité. Il a utilisé différents supports comme l’encre, le crayon, le papier découpé ou tout autre support pour atteindre le bon équilibre.
L’artiste américain Ellsworth Kelly s’est intéressé aux dessins de Matisse qui
l’influenceront grandement dans son propre travail.
L’italien Georgio Morandi (1890-1964), connu pour ces natures mortes aux subtilités tonales et architecturales, a déclaré : « Certains peuvent parcourir le monde sans rien voir. Pour parvenir à la compréhension, il faut ne pas trop voir, mais regarder de près ce qu’on voit ».
Dans le contexte du confinement sanitaire mondial, 42 artistes internationaux ont relevé le défi de réaliser 1 dessin, chaque jour pendant 1 mois sur le même sujet, de format 20 x 20 cm ou 15 x 21 cm. Souvent loin de leurs ateliers et privés de leurs outils, ils ont dû adapter leur choix et moyens d’exécution à la situation.
L’exposition présente une sélection de six des dessins réalisés sur le mois par
chacun d’eux, en deux lieux parisiens. Le premier, à la Galerie Abstract Project pour les travaux abstraits et le second, chez Claire de Chavagnac pour la partie figurative.
Ils témoignent de l’évolution dans la représentation d’un même sujet au fil du temps.
Le catalogue présente un de ces dessins par artiste.


Famous artist like Katsushuka Hokusai, Henri Matisse, Palo Picasso or Georgio Morandi and so many others have practiced drawing in a timeless way in order to improve their skill and understanding.
It is said that Katsushika Hokusai (Japan 1760-1849) used to start his day with few drawings of his little dog. He says: “… At seventy-three years I partly understood the structure of animals, birds, insects and fishes, and life of grasses and plants…/… at ninety I shall even further penetrate their secret meaning. When I am one hundred and ten, each dot, each line will possess a life of its own”.
To Henri MATISSE, the practice of drawing was the basis for everything that he produced.
He openly admitted that he was working hard to achieve an “art of balance, of purity and serenity”. He used different medium as India ink, soft pencil, paper cut or whatever the medium to reach the right balance.
American artist, Ellsworth KELLY, was devoted to the drawings of Henri Matisse. These would greatly influence his own work.
The Italian painter Giorgio Morandi (1890 –1964) specialized in still life said: “Some may travel the world and see nothing of it. To achieve understanding, it is necessary not to see too much, but to look closely at what you see”.
IIn the context of global sanitary confinement, the 42 international artists took up the challenge that was proposed and made 1 drawing every day for 1 month on the same subject, size 20 x 20 cm or A5. Often far from their workshops and deprived of their tools, they have had to adapt their choice and means of implementation to the situation.
The exhibition presents a selection of 6 drawings of each of them in two places in Paris.
The first at the Abstract Project Gallery with the abstract pieces of works and the second at Claire de Chavagnac place with the figurative works. They bear witness to the evolution of the drawings over the time. The catalogue reproduce one drawing of each artist.


Claire de Chavagnac, mars 2021


Le catalogue #127 en version pdf


Blend Projects
#126



Exposition du 19 au 28 août 2021
Ouverture le mercredi 18 août de 18h à 21h

Les quatre artistes de Blend Projects se retrouvent régulièrement pour diverses
expositions caractérisées par un langage visuel abstrait et simple. On retrouve un fil rouge dans les thèmes abordés dans les oeuvres de René van den Bos, Els Moes,
Anne Rose Regenboog et Tonneke Sengers. Les différentes formes expressives dans les oeuvres des artistes convergent vers un dialogue visuel de couleurs, d’espace, de lumière et de mouvement.
Les différentes oeuvres proposent une recherche de l’absolue précision et se
composent d’éléments visuels purs. L’élément visuel a une signification unique, son soi-même ; l’oeuvre créée n’aura qu’une et unique signification : son moi.
D’un côté on retrouve une certaine similarité dans les oeuvres de ces artistes ; de l’autre, elles se distinguent par leur signature. En zoomant sur les différentes oeuvres nous découvrons à chaque fois une fascination et une approche personnelle.
Pour ses tableaux, René van den Bos se fonde sur les principes de base de la peinture. La surface, la couleur, la transparence et la matérialité lui permettent de créer sans raccourci. Il part à la recherche de possibilités de peindre dans les limites qu’il se fixe en partant d’une immense grille à l’intérieur de laquelle les aspects formels de la peinture pourraient être abordés.
Pour les tableaux de Els Moes, la surface plate et monochrome se décline souvent dans les tons bleus ou verts. Il s’agit principalement de petits objets identiques qu’elle regroupe, dont les couleurs des bords passent du clair à l’obscur. Une technique de polissage lui permet de frotter la peinture sur la surface métallique qui donne un effet transparent à l’objet travaillé.
Le thème central de l’oeuvre de Anne Rose Regenboog, c’est l’espace 3 dimensions qu’elle étudie de différentes manières ; cet espace est perceptible à travers des formes géométriques. Dans chaque objet, les lignes insérées prennent une place et une forme différentes. Ainsi les objets exposés sur un mur proposent au spectateur une interprétation différente selon l’angle d’observation.
Pour ses objets muraux, Tonneke Sengers utilise des panneaux en tôle ajourés,
l’artiste peint ensuite des formes géométriques souvent noires et blanches. Le jeu d’ombres ainsi créé dans les formes découpées joue un rôle important dans son oeuvre. Il augmente l’effet spatial et crée un contraste souple avec les lignes et les surfaces plus abruptes.
Les différences entre les oeuvres de René van den Bos, Els Moes, Anne Rose Regenboog et Tonneke Sengers priment-elles sur les similarités ? Leurs oeuvres sont-elles renforcées à travers leur contraste ou dirons-nous que les correspondances donnent une dimension supplémentaire à l’oeuvre individuelle de chacun des artistes ? Les deux idées sont exactes.
Ajoutons que ce qui rapproche les différentes oeuvres consiste en l’intensification de la perception et l’appel à l’imagination. C’est le souci de l’énergie, de la stratification poétique et de la beauté que l’on découvre dans les oeuvres de ces artistes qui redonnent vie aux thèmes atemporels.

Blendprojects 2021



Eva Francova
#125



Exposition du 5 au 14 août 2021
Ouverture le mercredi 4 août de 18h à 21h

... je donne à ces matériaux un sens nouveau.
Je recherche l’expression la plus simple possible,
pure et sans complication.


... I give them a new meaning in my works.
I am looking for the simplest,
uncomplicated and pure expression.

125_Franvova_1

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Le catalogue #125 en version pdf

 

Mark Starel
#124



Exposition du 23 au 31 juillet 2021
Ouverture le jeudi 22 juillet de 18h à 21h

Le paradigme de mon travail repose sur l’hypothèse que la réalité contemporaine est une réalité statistique.
Cette hypothèse m’accompagne depuis les années 1990, lorsque j’ai combiné des données statistiques avec des motifs rayés, peints ou collés sur les murs de la galerie.
Tout comme alors, je m’intéresse à une activité artistique qui caractérise précisément le trinôme : espace galerie - intervention artistique - visualisation de données statistiques.
En référence à ce trinôme, je voudrais ajouter que l’espace de la galerie crée toujours un nouveau contexte architectural pour les oeuvres d’art.
L’intervention artistique a le plus fort impact sur le spectateur lorsqu’elle est réalisée in situ, avec la référence de la forme artistique au caractère de l’intérieur.
Les statistiques que j’utilise concernent généralement le comportement social des gens et les menaces pour la santé, le climat, la démographie, les forêts tropicales, etc.
Les peintures que je présente dans la galerie Abstract Project ont été préparées à partir d’un film polymère qui a été collé sur les murs de la galerie.
J’ai utilisé des lieux non traditionnels pour présenter mes peintures : un coin concave entre deux murs, qui plie le tableau, et un pilastre mural, qui coupe le tableau en trois parties et prolonge la partie médiane du tableau dans l’espace de la galerie.
Un tel jeu avec le contexte architectural est ma façon préférée de créer des interventions à l’intérieur.
Elle est également cohérente avec mes réflexions sur les formes d’existence d’une oeuvre contemporaine dans l’espace public.
Le contenu des images présentées dans la galerie de projets abstraits est basé sur les données statistiques du bulletin électronique de l’OMS « COVID-19 Weekly Epidemiological Update Edition 48 ».
Le numéro publié le 13 juillet 2021 rapporte que dans le monde au cours de la semaine dernière, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 et de décès a augmenté par rapport à la semaine précédente.
Mes photos concernent cette croissance - les nouveaux cas signalés (photo 1) et les cas cumulatifs de COVID-19 (photo 2), au 11 juillet 2021.
Mes photos combinent deux manières différentes d’enregistrer des données statistiques : un graphique circulaire et un graphique à barres.
Chaque ceinture représente une région de l’OMS : Amériques, Europe, Méditerranée orientale, Asie du Sud-Est.
Mon travail peut être considéré comme un aperçu de l’état actuel des menaces mondiales pour la santé publique liées à la pandémie.
Je laisse aux téléspectateurs le soin d’évaluer la menace, l’exposition et le contexte.

Mark Starel (alias prof. Wiesław Łuczaj)
Paris, le 21 juillet 2021


Le catalogue #124 en version pdf

 

Petra Jovanovska - Sladana Matic Trstenjak
Without a title
#123



Exposition du 8 au 17 juillet 2021
Ouverture le mercredi 7 juillet de 18h à 21h

Le discours visuel est le produit d'une exploration abstraite qui ne diffère que par le choix de différentes techniques et les éléments de la construction des tableaux, mais c'est un langage qui parle avec le système fondamental des signes, des lignes, des points, c'est-à-dire des plans, de la morphologie des couleurs et des textures.
Les peintures de ces deux auteurs visent la pureté et l'universalité du langage visuel.

Visual speech is the product of abstract exploration, which differs only in the choice of techniques and the structural elements of the paintings, but it is a language which speaks using the basic system of signs, lines, dots, i.e. planes, morphology of colours and textures.
The paintings of these two authors aim at purity and universality in the visual language.

Petra Jovanovska

A circle has no beginning, no end, no corners, no pages. It does not limit, although it gives form. In it and outside of it, everything is in motion, it is also the zero from which everything starts and to which everything eventually returns. It calls for action, symbolizes time cycles, the movement of planets around the Sun, totality, fulfillment, focus, togetherness, perfection, revolution, and evolution. There is a clear association with the mother's womb, the fetus, the seed, the cell. Psychologically speaking, the circle allows us to imprint ourselves, that is, our "I", into one universal, boundless scheme of the universe and, thus, to equate ourselves with all living beings, even all that surrounds us.
This is exactly what I do as well, imprinting "myself" - mythoughts, emotions, her worldview, in a circle within the picture. I do this using a variety of media and techniques such as graphic techniques such as embossing of linocut, collage, photography, drawing, exploring the infinity of variants of playing with a circle. By seriality and multiplication of the same shape, I achieve a distinct dynamic of the image, which it enhances with the structurality, with reference to the relief of the embossingtechnique itself or the layering of collage.

Un cercle n'a pas de début, pas de fin, pas de coins, pas de pages. Il ne limite pas, il donne forme. À l'intérieur comme à l'extérieur de celui-ci, tout est en mouvement.
C'est aussi le zéro à partir duquel tout finit par revenir.
Il appelle à l'action, symbolise les cycles du temps, le mouvement des planètes autour du soleil, le tout, l'accomplissement, la concentration, l'unité, la perfection, la révolution et l'évolution.
Il est clairement associé au ventre de la mère, au foetus, à la graine, à la cellule.
Sur le plan psychologique, le cercle nous permet de laisser notre empreinte, c'est-à-dire notre « moi », dans le schéma universel illimité de l'univers et, ainsi, de nous assimiler à tous les êtres vivants, voire à tout ce qui nous entoure.
C'est exactement ce que je fais, en imprimant « mon moi » - mes pensées, mes émotions, ma vision du monde, dans un cercle à l'intérieur du tableau.
Je le fais en utilisant plusieurs médias et techniques, par exemple des techniques graphiques comme le gaufrage de linogravures, le collage, la photographie, le dessin, explorant ainsi l'infinité des manières de jouer avec un cercle. Par la sérialité et la multiplication d'une même forme, j'obtiens une dynamique particulière de l'image, renforcée par une structuralité qui vient du relief de la technique de gaufrage elle-même ou de la stratification du collage.
Traduction : Diane de Cicco

Sladana Matic Trstenjak

Slađana Matić Trstenjak has recently changed her artistic style, becoming even more abstract, emphasizing her expressionistic manner and concentrating on the essential meaning of her art works, which is the glorification of nature as well as life, the eternal winner over death.
On the painting surface she usually includes independent watercolours with circular forms or small ripped paper sheets like collage, whether just simply overpainted or covered with abstract, scribbling like drawings, and sometimes she also uses some textile applications like patchwork pieces with flower decorations (Cyclamen…).
As a matter of fact, these flowers are the only symbols of the vegetation in Slađana's newest abstract landscapes, while her former works were full of trees, forests, fields, even houses etc.
Now everything is happening only between sky, water and earth, symbolizing spiritual or transcendental life with additional help of pink and bluish shades of colour (Pink Meadow, Pink and Orange, Pink Leaves and Meadow, Blue Cloud and Rain, Blue Rain…).
The water is flowing from the clouds like rain drops, forming greater torrents or rivers, which seem to wipe off all the dirt of this Earth (Colorful Rain…).
Only now and then the black shadows can be seen, like remnants of all the evil of the war in Slađana's birth place, when she was only a little child (Black Pink, Black Velvet…).
Othervise, her landscapes are radiating in bright shining colors, like a planet, almost without sunset (Arrival of the Sun).
Evidently, Slađana Matić Trstenjak's recent work is filled with emotions, memories and positiveness, something only children are able to create in their imagination.

Mario Berdič Codella, art critic

Slađana Matić Trstenjak a récemment changé son style artistique, qui devient encore plus abstrait, accentuant sa manière expressionniste et se concentrant sur le sens essentiel de ses oeuvres, c'est-à-dire la glorification de la nature et de la vie, triomphant éternellement de la mort.
À la surface de l’oeuvre peinte, elle intègre généralement des couleurs aquarelles indépendantes de formes circulaires ou de petites feuilles de papier déchiré comme un collage, qu'elles soient simplement repeintes ou gribouillées de dessins abstraits.
Elle applique aussi parfois des textiles comme des pièces de patchwork à décoration florale (Cyclamens…).
Mais ces fleurs sont les seuls symboles de végétation dans les nouveaux paysages abstraits de Slađana, alors que ses oeuvres précédentes étaient peuplées, d'arbres, de forêts, de champs, de maisons...
Maintenant, tout se passe entre ciel, eau et terre, symbolisant la vie spirituelle ou transcendantale, avec l'apport de quelques nuances de rose et de teintes bleutées (Pink Meadow, Pink and Orange, Pink Leaves and Meadow, Blue Cloud and Rain, Blue Rain…).
L'eau coule des nuages comme des gouttes de pluie, formant peu à peu des torrents ou des rivières qui semblent vouloir éliminer toute la cruauté de cette Terre (Colorful Rain...).
De temps en temps seulement, on aperçoit des ombres noires, vestiges de tout le mal de la guerre qu'a connu le lieu où Slađana est née, lorsqu'elle n'était qu'une petite fille (Black Pink, Black Velvet…). Sinon, ses paysages rayonnent de couleurs éclatantes et lumineuses, comme une planète, sans coucher de soleil ou presque (Arrival of the Sun...).
L'oeuvre récente de Slađana Matić Trstenjak est visiblement chargée d'émotions, de souvenirs et de sentiments positifs, que seuls les enfants sont capables de créer par l'imagination.
Mario Berdič Codella, critique d'art
Traduction : Diane de Cicco


Le catalogue #123 en version pdf

CLAC Art contemporain - hors les murs 2021
Autour de Raoul Dufy
#122



Exposition du 17 au 19 juin 2021
Ouverture le mercredi 16 juin de 17h à 20h
avec une conférence d'Eric Vassal "Art et cinéma, toute une histoire"
Finissage samedi 19 juin jusqu'à 22h00

Pierre Alechinsky, Les Arborigènes australiens, Sarkis, le salon Réalités Nouvelles (hors les murs) et bien d'autres artistes ont été programmés lors de nos expositions d'été à la chapelle des Pénitents de Chaudes-Aigues.

Le Clac Art Contemporain existe depuis plus de 15 ans.

Durant ces années, nous n’avons cessé de nous affirmer sur la scène culturelle régionale, dans le but de sensibiliser à l’art contemporain un public situé en zone rurale.

Afin de prolonger nos expositions d’été à la chapelle des Pénitents de Chaudes-Aigues (Cantal) et de favoriser la création d’une communauté allant au-delà de nos programmations estivales, le Clac Art Contemporain organise (pour la troisième année) un nouveau « hors les murs » à Paris.

La galerie Abstract Project et les équipes de Réalités Nouvelles avec qui nous partageons des valeurs communes nous accueillent une nouvelle fois dans leur bel espace de la rue des Immeubles Industriels.

Pour 2021, les questions sanitaires nous obligent à repenser notre modèle qui sera plus resserré cette saison.
Nous avons souhaité inviter quelques nouveaux artistes à présenter leur travail en résonance avec d’autres créateurs ayant déjà été exposés par le Clac Art Contemporain.
Comme chaque année afin de rendre hommage à un artiste « patrimonial » nous exposerons après Niki de Saint Phalle, Pierre Alechinsky et Claude Viallat, le peintre Raoul Dufy avec lequel dialogueront nos invités.

Le Clac Art contemporain tient à remercier chaleureusement les collaborateurs de la galerie Abstract Project pour leur sympathique accueil et leur professionnalisme.

L’équipe du Clac Art contemporain


Nicola Bonessa - Pascaline Fontaine
Flâneries intérieures
#121



Exposition du 3 au 12 juin 2021
Ouverture le mercredi 2 juin de 17h à 20h

Nicola Bonessa est peintre, Pascaline Fontaine est sculpteure.
Bien qu’au premier regard leurs univers ne semblent pas avoir beaucoup de points communs, c’est à un niveau plus subtil que les deux artistes se rejoignent.
Dans leur façon même de plonger dans la création pour prendre refuge, retrouver à travers le jeu du processus créatif, une forme certaine de liberté, loin des bruits du monde, un état premier, essentiel.
Flâneries… méditations ?
Chez Nicola, la nature est présente, sentie, entendue, caressée, traversée, jouée et réinventée sans cesse.
Pascaline joue avec la transparence du verre, une bulle en suspens, la courbe imparfaite d’une ligne, le rythme et la vibration des couleurs, le rêve et la douceur.
Les deux artistes flirtent avec l’abstraction, pour le plaisir des formes et de la couleur, comme une promesse de bonheur.



La MAISON fait écho à ce que je suis : une mère, une femme.
Ma « maison », si ses volumes paraissent abstraits, reste en lien avec la mère, matrice, lieu de refuge, de protection, de création ?
Propositions imaginaires, en cette période trouble, une réflexion sur l’essentiel, l’existentiel, comme un parcours intérieur.
En verre, la transparence nous donne à voir des escaliers esquissés, des volutes, des bulles et des voiles en suspension.
Au-delà des lignes géométriques, une recherche sur les volumes dont les angles ne sont pas parfaits, les axes pas vraiment verticaux, où les lignes se déforment, la douceur s’invite.
Parfois je ramasse des pierres pour y poser mes maisons ou trouver l’inspiration.
Un besoin de rondeur, de féminité et mes sculptures deviennent des « pierres de rêve » ou des silhouettes qui dansent.
La couleur pour sortir de la morosité, apporter une touche de lumière, de gaieté, projection d’une envie de bonheur…
Le verre joue avec la lumière donnant une quatrième dimension.
Pascaline Fontaine

Mes tableaux s’organisent en séries, par le choix d’un format, des outils utilisés, et d’une atmosphère ou thématique commune.
Ils sont le résultat d’un long processus, fait d’interventions partielles, de temps de séchage et de recouvrements.
J’aime utiliser l’éventail des possibilités que m’offre ce médium, des dilutions les plus liquides aux empâtements, en passant par les transferts.
Plusieurs toiles sont travaillées en parallèle, à plat ou à la verticale, selon les moments.
Il n’y a pas de règle à priori ni de cadre de travail rigide, chaque tableau cherche son dénouement dans un mouvement fluide, naturel.
Il ne s’agit pas pour moi de forcer les choses, mais de « dérouler » la peinture, de la laisser venir à moi.
Au fil des gestes et des séances, un espace visuel et mental se crée, aux textures sensibles et vibrantes, comme une musique hypnotique enveloppante.
Un lieu, un état, une nature intériorisée rêvée ou hallucinée encore et encore.
Énergie, couleur et rythme sont au centre du processus.
Je n’envisage pas la peinture comme un combat, mais comme une fête, une danse, un moment privilégié parfois euphorisant.
C’est une pratique sensible, une aventure sans cesse renouvelée qui m’apporte beaucoup de joie.
La plupart du temps je peins sur des grands formats qui permettent au corps de s’exprimer pleinement, cependant ces dernières années le travail de petits formats, sur toile ou papier, a pris plus de place dans ma production.
Dans un registre plus concis et dépouillé, il me permet de me recentrer et d’expérimenter et d’ouvrir de nouvelles perspectives.
Nicola Bonessa


Le catalogue #121 en version pdf

Jean-Paul Meiser
Quand parlent les masques
#120



Exposition du 20 au 29 mai 2021
Ouverture mercredi 19 mai de 17h à 20h

Ces masques ne deviennent-ils pas subrepticement des images de notre société comme ceux d’Afrique représentaient les peuples africains.
Mais ces masques d’art, empreintes d’emballages, paraissent d’une abstraction propre au produit mondialisé, loin de leurs mythiques ancêtres africains ou gréco-romains…
En latin le masque (de théâtre) se dit bien persona.
À ce niveau de discussion, on touche au-delà de l’identification, au signe.
Ces masques s’animent.
D’une certaine manière, ils nous posent question, particulièrement devant la vidéosurveillance, la reconnaissance faciale qui envahissent l’espace, même en France.
Que dire des nouvelles images dans nos sociétés, de leurs utilisations ?
Par ailleurs les chanteurs Daft Punk, les Blacks Blocs, des policiers en mission eux-mêmes avancent cagoulés…
A contrario la mascarade va-t-elle constituer un refuge si nous voulons sauvegarder notre vie privée ?

U. Edma, 22 janvier 2020

Réponse inattendue de l’histoire : « Portez des masques contre le coronavirus ! » nous répètent les médias depuis un an.
Notre civilisation, ayant soumis la terre plutôt que de la respecter, va-t-elle se caractériser par cette nouvelle pratique ?
Notre visage perdra-t-il plus de la moitié de son expression dans l’espace social ?
Autre conséquence, la communication risque-t-elle de se réduire, en définitive, aux signes informatiques, justifiant le « sans contact » ?
Après confinements, déconfinements, toutes ces questions se posent jusqu’au citoyen le plus modeste.
Les Masques Bleus de Meiser, depuis une décennie, ont étrangement précédé l’événement.
Ils démasquent un avenir équivoque.

U. Edma, 21 février 2021

 

en mai, fais ce qu'il te plaît
Madeleine Sins
#119




Exposition du 11 au 15 mai 2021
Tous les jours de 12h à 19h sur rendez-vous

En mai, fais ce qu’il te plaît
Consistance de circonstance

Dicton (di-kton), Lat. dictum, dit, participe passif de dicere, chose dite, subst. masc. Usuel. Sentence exprimant une vérité d'expérience sous une forme imagée, généralement d'origine populaire, et passée en proverbe dans une région donnée.

« En avril ne te découvre pas d’un fil, en mai, fais ce qu’il te plaît. »

Une sentence vieillotte qui, chaque année, prend la couleur d’un fil d’espoir rasoir.
Faut-il la répéter pour s’habiller ?
Est-elle la mesure du dérèglement climatique ?
Ce qu’il nous plaît en mai…

À travers mes œuvres, je partage des questionnements existentiels abstraits en proposant des expérimentations plastiques dans un univers de matières collectionnées aussi désuètes et précieuses qu’un vieux dicton décoloré.

Je ne jette rien
C'est une maladie
C'est l'oubli
C'est l'hérédité
C’est la fatalité
C'est la guerre
C’est un ver de terre
C'est l'art brut
C’est tout azimut
C'est Cuba
16115 mots finissant par A
C'est le manque de fric
C'est l'excès de fric
C'est une folie
C'est un projet
C’est un déchet
C'est la mémoire
C’est subrogatoire
C’est la vie

Madeleine Sins



coupé-collé
#118



Exposition du 18 au 27 mars 2021
Ouverture le mercredi 17 mars de 15h à 17h

Au Japon le KIRIGAMI est l’art du papier découpé. Henri Matisse développera le dessin aux ciseaux dans la dernière période de sa vie de création, taillant dans des feuilles colorées et collant des éléments juxtaposés sur un support.
Des artistes tels Braques, Picasso, Man Ray, Jacques Villeglé, Arman, Tinguely et bien d’autres ont produit des oeuvres comportant du collage d’éléments découpés, taillés, déchirés, imbriqués. Jacques Prévert, adepte des collages papier considérait leur fonction à l’égal de sa poésie.
Le développement du numérique engendre de nouvelles pratiques et vocabulaires qui lient les deux termes en couper-coller pour figurer une action de séparation et d’ajout par exemple pour le montage d’un film ou la création de nouvelles images. L’exposition réunit ici des artistes qui dans leurs pratiques utilisent ces deux actions de séparation et de collage ou juxtaposition, avec des matériaux aussi différents que la céramique, le verre, le papier, le métal, le numérique, la photo ou autres médiums pour la création d’une oeuvre originale.

Claire de Chavagnac, mars 2021




Le catalogue #118 en version pdf


pass |er |é |é.e |é.e.s par là
#117



Exposition du 4 au 13 mars 2021
Ouverture le mercredi 3 mars de 15h à 17h

Après reports et annulations, en ces temps étranges qui courent, nous proposons de sortir de nos espaces confinés pour une rencontre avec l’esprit des choses, avec ce qui est de passage ou ce qui parfois n’est plus, mais qui a laissé des traces en nous, qui sommes iranienne, allemande, chilienne et françaises.
Il est question de cet espace par lequel nous sommes passé.e.s,
L’espace intérieur, marqué par le confinement, dans la maison, entre ses portes, celui des tapis ou des déchets du quotidien,
L’espace de l’entre-deux, de là où viennent les idées, là où elles passent, là où elles vont,
Ou celui du corps et des forces invisibles qui le font tenir debout,
Celui des architectures et des structures,
Ou celui où les choses sont tues, rendues invisibles ou oubliées,
Et l’espace de la matière à créer pour chérir, respecter ou réparer ce qui est mal aimé et négligé.
Il est aussi question du temps, celui perdu, celui des fantômes, des échos du passé dans le présent,
Du temps qui veut perdurer, celui des traditions, des formes de l’héritage et des liens entre générations,
Du temps qu’on voudrait retenir, celui de la nostalgie, du travail sur la perte, des souvenirs qui voudraient s’échapper.
Et du temps qui se répète, qui bégaie et qui recommence, qui semble boucler toujours, qui nous ramène en arrière pour aller de l’avant.


Sahar Foroutan


Stefanie Heyer


Paula Leon


ANNEJEU


Elsa Letellier


Le catalogue #117 en version pdf


NETWORK 1.1
#116



Exposition du 18 au 27 février 2021
Ouverture le mercredi 17 février de 15h à 17h

Le réseau est le sujet de cette série de trois expositions.

Six artistes invitent six artistes qui à leur tour invitent six artistes.

À la première exposition participent six artistes, 12 à la suivante et 18 à la dernière.


C'est une chaîne d'expositions coorganisées par les artistes participants, chacun étant à la fois invité et curateur.

Lors de ces trois événements, où l'artiste participe activement à garantir sa visibilité sur la scène artistique, il sera intéressant d'observer les mécanismes du fonctionnement du réseau.


Quels nouveaux projets artistiques ?
Quelles ouvertures théoriques ?
Quelles nouvelles rencontres ?



APTeam 1.0
#115



Exposition du 4 au 13 février 2021
Ouverture le mercredi 3 février de 15h à 17h

Philia,

La galerie Abstract Project est un lieu de monstration d’art et de rencontre des artistes, c’est un collectif qui, fidèle aux principes de l’association dont la galerie est issue, en assure le fonctionnement et l’esprit.
Les fondements esthétiques du salon Réalités Nouvelles depuis 1946 et ceux de la galerie Abstract Project sont ceux de l’« abstraction » à qui le temps et l’histoire ont permis de rajouter un s : les « abstractions », tant les formes possibles parfois proches mais souvent éloignées des pensées fondatrices articulent les projets des artistes qui exposent dans nos murs, mais c’est aussi et surtout l’esprit de rencontre, de soutien, de réciprocité qui lie ses membres dans une relation d’amitié, de Philia, là où s’avère possible le lieu où s’échangent les possibilités d’être.
Une galerie associative est un lieu d’hospitalité, un lieu de rencontre avec des amateurs, des collectionneurs, un lieu d’appartenance à un groupe social, à un groupe de pensée ; mais l’amitié au sein de ce groupe génère une relation supplémentaire aux oeuvres qui y sont montrées, un espace poétique et tangible du regard à l’autre.
Les oeuvres exposées montrent aussi les modes très diverses de construction d’oeuvres abstraites.
Au-delà des références historiques, le terme même d’abstraction recouvre tellement de possibilités et d’expériences différentes ; nous voulons montrer cette multiplicité. L’« abstraction » devient un outil qui travaille les strates de connaissances et de sensibilités, elle naît là, à un moment donné dans la construction et l’élaboration du travail où il y a une forme dont on peut dire qu’elle est abstraite. Certains d’entre nous travaillent avec l’histoire, d’autres avec l’expression et le corps et d’autres encore en puisant dans le réel des figures qui devenues autonomes naviguent de la figuration à l’abstraction.
C’est une part de ce qui nous lie que nous avons choisi de montrer pour cette exposition des oeuvres de chacun des membres de l’équipe de la galerie qui encore plus en ces temps troublés, partagent en amitié.


L’équipe de la Galerie Abstract Project
Paris, Janvier 2021




Le catalogue #115 en version pdf

Art numérique 4
Procédés et systèmes en art génératif
#114

Nouveaux horaires : 11h30 - 16h30



Exposition du 14 janvier au 30 janvier 2021
Vernissage le mercredi 13 janvier de 17h à 19h

Quand j’ai vu pour la première fois une oeuvre générative, j’étais ravi de découvrir ce champ de possibilités pour l’art numérique. Le mot « génératif » m’était familier à travers les travaux de Noam Chomsky qui théorisait une « grammaire générative » dont les règles permettent de produire d’innombrables phrases, telle une machine.
Grâce à son imagination et ses idées, l’artiste lui-même est en quelque sorte une machine à générer des oeuvres créatives. Par ailleurs, l’artiste qui pratique l’art génératif programme un code qui sera incarné dans d’infinies « occurrences » à l’écran. Ce processus génératif est considéré comme étant autonome dans la mesure où l’artiste ne contrôle pas ces « occurrences », même s’il peut en modifier les paramètres au cours de ce que l’on nomme des « boucles de rétroaction ».
À l’occasion de cette quatrième exposition d’art numérique, Carol-Ann Braun et moi avons souhaité mettre en avant le thème de la générativité, qui renouvelle l’idée du processus dans la genèse de l’oeuvre d’art. Nous tentons de jeter un coup de projecteur sur la « boîte noire » qui héberge le code, pour révéler les paramètres de l’intention de chaque auteur. Nous avons aussi invité quelques artistes dont la production — non-numérique et hors écran — est régie par des consignes très strictes. Ce sera l’occasion de comparer différentes procédures et leurs principes esthétiques sous-jacents.

The first time I saw a generative work, I was thrilled to discover a new horizon of possibilities for digital art. I was already familiar with the term “generative”, thanks to Noam Chomsky’s notion of a generative grammar whose rules, much like those of a machine, allow for the production of countless sentences.
Because of their imagination and capacity to produce ideas, artists can be thought of as “creative machines.”
More specifically, when it comes to generative works of art, the artist codes a program that churns out an effectively infinite number of fleeting on-screen “occurrences.” This generative process is considered to be autonomous insofar as the artist does not control each “occurrence”, even though the parameters of the program can be adjusted in what has come to be known as a feedback loop.
For this fourth show in our digital art series, Carol-Ann Braun and I have chosen the term generativity to evoke and renew the concept of process in the genesis of a work of art. By focusing on the inner-workings of the “black box” of code, we hope to shed light on the parameters of artistic intent. We’ve also included non-digital pieces by artists who impose stringent rules on their working process, allowing the viewer to compare different procedures and their underlying esthetic principles.


Jun SATO, en collaboration avec Carol-Ann Braun


Le catalogue #114 en version pdf