en mai, fais ce qu'il te plaît
Madeleine Sins
#119




Exposition du 11 au 15 mai 2021
Tous les jours de 12h à 19h sur rendez-vous

En mai, fais ce qu’il te plaît
Consistance de circonstance

Dicton (di-kton), Lat. dictum, dit, participe passif de dicere, chose dite, subst. masc. Usuel. Sentence exprimant une vérité d'expérience sous une forme imagée, généralement d'origine populaire, et passée en proverbe dans une région donnée.

« En avril ne te découvre pas d’un fil, en mai, fais ce qu’il te plaît. »

Une sentence vieillotte qui, chaque année, prend la couleur d’un fil d’espoir rasoir.
Faut-il la répéter pour s’habiller ?
Est-elle la mesure du dérèglement climatique ?
Ce qu’il nous plaît en mai…

À travers mes œuvres, je partage des questionnements existentiels abstraits en proposant des expérimentations plastiques dans un univers de matières collectionnées aussi désuètes et précieuses qu’un vieux dicton décoloré.

Je ne jette rien
C'est une maladie
C'est l'oubli
C'est l'hérédité
C’est la fatalité
C'est la guerre
C’est un ver de terre
C'est l'art brut
C’est tout azimut
C'est Cuba
16115 mots finissant par A
C'est le manque de fric
C'est l'excès de fric
C'est une folie
C'est un projet
C’est un déchet
C'est la mémoire
C’est subrogatoire
C’est la vie

Madeleine Sins



coupé-collé
#118





Exposition du 18 au 27 mars 2021
Ouverture le mercredi 17 mars de 15h à 17h

Au Japon le KIRIGAMI est l’art du papier découpé. Henri Matisse développera le dessin aux ciseaux dans la dernière période de sa vie de création, taillant dans des feuilles colorées et collant des éléments juxtaposés sur un support.
Des artistes tels Braques, Picasso, Man Ray, Jacques Villeglé, Arman, Tinguely et bien d’autres ont produit des oeuvres comportant du collage d’éléments découpés, taillés, déchirés, imbriqués. Jacques Prévert, adepte des collages papier considérait leur fonction à l’égal de sa poésie.
Le développement du numérique engendre de nouvelles pratiques et vocabulaires qui lient les deux termes en couper-coller pour figurer une action de séparation et d’ajout par exemple pour le montage d’un film ou la création de nouvelles images. L’exposition réunit ici des artistes qui dans leurs pratiques utilisent ces deux actions de séparation et de collage ou juxtaposition, avec des matériaux aussi différents que la céramique, le verre, le papier, le métal, le numérique, la photo ou autres médiums pour la création d’une oeuvre originale.

Claire de Chavagnac, mars 2021




Le catalogue #118 en version pdf


pass |er |é |é.e |é.e.s par là
#117



Exposition du 4 au 13 mars 2021
Ouverture le mercredi 3 mars de 15h à 17h

Après reports et annulations, en ces temps étranges qui courent, nous proposons de sortir de nos espaces confinés pour une rencontre avec l’esprit des choses, avec ce qui est de passage ou ce qui parfois n’est plus, mais qui a laissé des traces en nous, qui sommes iranienne, allemande, chilienne et françaises.
Il est question de cet espace par lequel nous sommes passé.e.s,
L’espace intérieur, marqué par le confinement, dans la maison, entre ses portes, celui des tapis ou des déchets du quotidien,
L’espace de l’entre-deux, de là où viennent les idées, là où elles passent, là où elles vont,
Ou celui du corps et des forces invisibles qui le font tenir debout,
Celui des architectures et des structures,
Ou celui où les choses sont tues, rendues invisibles ou oubliées,
Et l’espace de la matière à créer pour chérir, respecter ou réparer ce qui est mal aimé et négligé.
Il est aussi question du temps, celui perdu, celui des fantômes, des échos du passé dans le présent,
Du temps qui veut perdurer, celui des traditions, des formes de l’héritage et des liens entre générations,
Du temps qu’on voudrait retenir, celui de la nostalgie, du travail sur la perte, des souvenirs qui voudraient s’échapper.
Et du temps qui se répète, qui bégaie et qui recommence, qui semble boucler toujours, qui nous ramène en arrière pour aller de l’avant.


Sahar Foroutan


Stefanie Heyer


Paula Leon


ANNEJEU


Elsa Letellier


Le catalogue #117 en version pdf


NETWORK 1.1
#116



Exposition du 18 au 27 février 2021
Ouverture le mercredi 17 février de 15h à 17h

Le réseau est le sujet de cette série de trois expositions.

Six artistes invitent six artistes qui à leur tour invitent six artistes.

À la première exposition participent six artistes, 12 à la suivante et 18 à la dernière.


C'est une chaîne d'expositions coorganisées par les artistes participants, chacun étant à la fois invité et curateur.

Lors de ces trois événements, où l'artiste participe activement à garantir sa visibilité sur la scène artistique, il sera intéressant d'observer les mécanismes du fonctionnement du réseau.


Quels nouveaux projets artistiques ?
Quelles ouvertures théoriques ?
Quelles nouvelles rencontres ?



APTeam 1.0
#115



Exposition du 4 au 13 février 2021
Ouverture le mercredi 3 février de 15h à 17h

Philia,

La galerie Abstract Project est un lieu de monstration d’art et de rencontre des artistes, c’est un collectif qui, fidèle aux principes de l’association dont la galerie est issue, en assure le fonctionnement et l’esprit.
Les fondements esthétiques du salon Réalités Nouvelles depuis 1946 et ceux de la galerie Abstract Project sont ceux de l’« abstraction » à qui le temps et l’histoire ont permis de rajouter un s : les « abstractions », tant les formes possibles parfois proches mais souvent éloignées des pensées fondatrices articulent les projets des artistes qui exposent dans nos murs, mais c’est aussi et surtout l’esprit de rencontre, de soutien, de réciprocité qui lie ses membres dans une relation d’amitié, de Philia, là où s’avère possible le lieu où s’échangent les possibilités d’être.
Une galerie associative est un lieu d’hospitalité, un lieu de rencontre avec des amateurs, des collectionneurs, un lieu d’appartenance à un groupe social, à un groupe de pensée ; mais l’amitié au sein de ce groupe génère une relation supplémentaire aux oeuvres qui y sont montrées, un espace poétique et tangible du regard à l’autre.
Les oeuvres exposées montrent aussi les modes très diverses de construction d’oeuvres abstraites.
Au-delà des références historiques, le terme même d’abstraction recouvre tellement de possibilités et d’expériences différentes ; nous voulons montrer cette multiplicité. L’« abstraction » devient un outil qui travaille les strates de connaissances et de sensibilités, elle naît là, à un moment donné dans la construction et l’élaboration du travail où il y a une forme dont on peut dire qu’elle est abstraite. Certains d’entre nous travaillent avec l’histoire, d’autres avec l’expression et le corps et d’autres encore en puisant dans le réel des figures qui devenues autonomes naviguent de la figuration à l’abstraction.
C’est une part de ce qui nous lie que nous avons choisi de montrer pour cette exposition des oeuvres de chacun des membres de l’équipe de la galerie qui encore plus en ces temps troublés, partagent en amitié.


L’équipe de la Galerie Abstract Project
Paris, Janvier 2021




Le catalogue #115 en version pdf

Art numérique 4
Procédés et systèmes en art génératif
#114

Nouveaux horaires : 11h30 - 16h30



Exposition du 14 janvier au 30 janvier 2021
Vernissage le mercredi 13 janvier de 17h à 19h

Quand j’ai vu pour la première fois une oeuvre générative, j’étais ravi de découvrir ce champ de possibilités pour l’art numérique. Le mot « génératif » m’était familier à travers les travaux de Noam Chomsky qui théorisait une « grammaire générative » dont les règles permettent de produire d’innombrables phrases, telle une machine.
Grâce à son imagination et ses idées, l’artiste lui-même est en quelque sorte une machine à générer des oeuvres créatives. Par ailleurs, l’artiste qui pratique l’art génératif programme un code qui sera incarné dans d’infinies « occurrences » à l’écran. Ce processus génératif est considéré comme étant autonome dans la mesure où l’artiste ne contrôle pas ces « occurrences », même s’il peut en modifier les paramètres au cours de ce que l’on nomme des « boucles de rétroaction ».
À l’occasion de cette quatrième exposition d’art numérique, Carol-Ann Braun et moi avons souhaité mettre en avant le thème de la générativité, qui renouvelle l’idée du processus dans la genèse de l’oeuvre d’art. Nous tentons de jeter un coup de projecteur sur la « boîte noire » qui héberge le code, pour révéler les paramètres de l’intention de chaque auteur. Nous avons aussi invité quelques artistes dont la production — non-numérique et hors écran — est régie par des consignes très strictes. Ce sera l’occasion de comparer différentes procédures et leurs principes esthétiques sous-jacents.

The first time I saw a generative work, I was thrilled to discover a new horizon of possibilities for digital art. I was already familiar with the term “generative”, thanks to Noam Chomsky’s notion of a generative grammar whose rules, much like those of a machine, allow for the production of countless sentences.
Because of their imagination and capacity to produce ideas, artists can be thought of as “creative machines.”
More specifically, when it comes to generative works of art, the artist codes a program that churns out an effectively infinite number of fleeting on-screen “occurrences.” This generative process is considered to be autonomous insofar as the artist does not control each “occurrence”, even though the parameters of the program can be adjusted in what has come to be known as a feedback loop.
For this fourth show in our digital art series, Carol-Ann Braun and I have chosen the term generativity to evoke and renew the concept of process in the genesis of a work of art. By focusing on the inner-workings of the “black box” of code, we hope to shed light on the parameters of artistic intent. We’ve also included non-digital pieces by artists who impose stringent rules on their working process, allowing the viewer to compare different procedures and their underlying esthetic principles.


Jun SATO, en collaboration avec Carol-Ann Braun


Le catalogue #114 en version pdf