Petra Jovanovska - Sladana Matic Trstenjak
Without a title
#123



Exposition du 8 au 17 juillet 2021
Ouverture le mercredi 7 juillet de 18h à 21h

Le discours visuel est le produit d'une exploration abstraite qui ne diffère que par le choix de différentes techniques et les éléments de la construction des tableaux, mais c'est un langage qui parle avec le système fondamental des signes, des lignes, des points, c'est-à-dire des plans, de la morphologie des couleurs et des textures.
Les peintures de ces deux auteurs visent la pureté et l'universalité du langage visuel.

Visual speech is the product of abstract exploration, which differs only in the choice of techniques and the structural elements of the paintings, but it is a language which speaks using the basic system of signs, lines, dots, i.e. planes, morphology of colours and textures.
The paintings of these two authors aim at purity and universality in the visual language.

Petra Jovanovska

A circle has no beginning, no end, no corners, no pages. It does not limit, although it gives form. In it and outside of it, everything is in motion, it is also the zero from which everything starts and to which everything eventually returns. It calls for action, symbolizes time cycles, the movement of planets around the Sun, totality, fulfillment, focus, togetherness, perfection, revolution, and evolution. There is a clear association with the mother's womb, the fetus, the seed, the cell. Psychologically speaking, the circle allows us to imprint ourselves, that is, our "I", into one universal, boundless scheme of the universe and, thus, to equate ourselves with all living beings, even all that surrounds us.
This is exactly what I do as well, imprinting "myself" - mythoughts, emotions, her worldview, in a circle within the picture. I do this using a variety of media and techniques such as graphic techniques such as embossing of linocut, collage, photography, drawing, exploring the infinity of variants of playing with a circle. By seriality and multiplication of the same shape, I achieve a distinct dynamic of the image, which it enhances with the structurality, with reference to the relief of the embossingtechnique itself or the layering of collage.

Un cercle n'a pas de début, pas de fin, pas de coins, pas de pages. Il ne limite pas, il donne forme. À l'intérieur comme à l'extérieur de celui-ci, tout est en mouvement.
C'est aussi le zéro à partir duquel tout finit par revenir.
Il appelle à l'action, symbolise les cycles du temps, le mouvement des planètes autour du soleil, le tout, l'accomplissement, la concentration, l'unité, la perfection, la révolution et l'évolution.
Il est clairement associé au ventre de la mère, au foetus, à la graine, à la cellule.
Sur le plan psychologique, le cercle nous permet de laisser notre empreinte, c'est-à-dire notre « moi », dans le schéma universel illimité de l'univers et, ainsi, de nous assimiler à tous les êtres vivants, voire à tout ce qui nous entoure.
C'est exactement ce que je fais, en imprimant « mon moi » - mes pensées, mes émotions, ma vision du monde, dans un cercle à l'intérieur du tableau.
Je le fais en utilisant plusieurs médias et techniques, par exemple des techniques graphiques comme le gaufrage de linogravures, le collage, la photographie, le dessin, explorant ainsi l'infinité des manières de jouer avec un cercle. Par la sérialité et la multiplication d'une même forme, j'obtiens une dynamique particulière de l'image, renforcée par une structuralité qui vient du relief de la technique de gaufrage elle-même ou de la stratification du collage.
Traduction : Diane de Cicco

Sladana Matic Trstenjak

Slađana Matić Trstenjak has recently changed her artistic style, becoming even more abstract, emphasizing her expressionistic manner and concentrating on the essential meaning of her art works, which is the glorification of nature as well as life, the eternal winner over death.
On the painting surface she usually includes independent watercolours with circular forms or small ripped paper sheets like collage, whether just simply overpainted or covered with abstract, scribbling like drawings, and sometimes she also uses some textile applications like patchwork pieces with flower decorations (Cyclamen…).
As a matter of fact, these flowers are the only symbols of the vegetation in Slađana's newest abstract landscapes, while her former works were full of trees, forests, fields, even houses etc.
Now everything is happening only between sky, water and earth, symbolizing spiritual or transcendental life with additional help of pink and bluish shades of colour (Pink Meadow, Pink and Orange, Pink Leaves and Meadow, Blue Cloud and Rain, Blue Rain…).
The water is flowing from the clouds like rain drops, forming greater torrents or rivers, which seem to wipe off all the dirt of this Earth (Colorful Rain…).
Only now and then the black shadows can be seen, like remnants of all the evil of the war in Slađana's birth place, when she was only a little child (Black Pink, Black Velvet…).
Othervise, her landscapes are radiating in bright shining colors, like a planet, almost without sunset (Arrival of the Sun).
Evidently, Slađana Matić Trstenjak's recent work is filled with emotions, memories and positiveness, something only children are able to create in their imagination.

Mario Berdič Codella, art critic

Slađana Matić Trstenjak a récemment changé son style artistique, qui devient encore plus abstrait, accentuant sa manière expressionniste et se concentrant sur le sens essentiel de ses oeuvres, c'est-à-dire la glorification de la nature et de la vie, triomphant éternellement de la mort.
À la surface de l’oeuvre peinte, elle intègre généralement des couleurs aquarelles indépendantes de formes circulaires ou de petites feuilles de papier déchiré comme un collage, qu'elles soient simplement repeintes ou gribouillées de dessins abstraits.
Elle applique aussi parfois des textiles comme des pièces de patchwork à décoration florale (Cyclamens…).
Mais ces fleurs sont les seuls symboles de végétation dans les nouveaux paysages abstraits de Slađana, alors que ses oeuvres précédentes étaient peuplées, d'arbres, de forêts, de champs, de maisons...
Maintenant, tout se passe entre ciel, eau et terre, symbolisant la vie spirituelle ou transcendantale, avec l'apport de quelques nuances de rose et de teintes bleutées (Pink Meadow, Pink and Orange, Pink Leaves and Meadow, Blue Cloud and Rain, Blue Rain…).
L'eau coule des nuages comme des gouttes de pluie, formant peu à peu des torrents ou des rivières qui semblent vouloir éliminer toute la cruauté de cette Terre (Colorful Rain...).
De temps en temps seulement, on aperçoit des ombres noires, vestiges de tout le mal de la guerre qu'a connu le lieu où Slađana est née, lorsqu'elle n'était qu'une petite fille (Black Pink, Black Velvet…). Sinon, ses paysages rayonnent de couleurs éclatantes et lumineuses, comme une planète, sans coucher de soleil ou presque (Arrival of the Sun...).
L'oeuvre récente de Slađana Matić Trstenjak est visiblement chargée d'émotions, de souvenirs et de sentiments positifs, que seuls les enfants sont capables de créer par l'imagination.
Mario Berdič Codella, critique d'art
Traduction : Diane de Cicco


Le catalogue #123 en version pdf

CLAC Art contemporain - hors les murs 2021
Autour de Raoul Dufy
#122



Exposition du 17 au 19 juin 2021
Ouverture le mercredi 16 juin de 17h à 20h
avec une conférence d'Eric Vassal "Art et cinéma, toute une histoire"
Finissage samedi 19 juin jusqu'à 22h00

Pierre Alechinsky, Les Arborigènes australiens, Sarkis, le salon Réalités Nouvelles (hors les murs) et bien d'autres artistes ont été programmés lors de nos expositions d'été à la chapelle des Pénitents de Chaudes-Aigues.

Le Clac Art Contemporain existe depuis plus de 15 ans.

Durant ces années, nous n’avons cessé de nous affirmer sur la scène culturelle régionale, dans le but de sensibiliser à l’art contemporain un public situé en zone rurale.

Afin de prolonger nos expositions d’été à la chapelle des Pénitents de Chaudes-Aigues (Cantal) et de favoriser la création d’une communauté allant au-delà de nos programmations estivales, le Clac Art Contemporain organise (pour la troisième année) un nouveau « hors les murs » à Paris.

La galerie Abstract Project et les équipes de Réalités Nouvelles avec qui nous partageons des valeurs communes nous accueillent une nouvelle fois dans leur bel espace de la rue des Immeubles Industriels.

Pour 2021, les questions sanitaires nous obligent à repenser notre modèle qui sera plus resserré cette saison.
Nous avons souhaité inviter quelques nouveaux artistes à présenter leur travail en résonance avec d’autres créateurs ayant déjà été exposés par le Clac Art Contemporain.
Comme chaque année afin de rendre hommage à un artiste « patrimonial » nous exposerons après Niki de Saint Phalle, Pierre Alechinsky et Claude Viallat, le peintre Raoul Dufy avec lequel dialogueront nos invités.

Le Clac Art contemporain tient à remercier chaleureusement les collaborateurs de la galerie Abstract Project pour leur sympathique accueil et leur professionnalisme.

L’équipe du Clac Art contemporain


Nicola Bonessa - Pascaline Fontaine
Flâneries intérieures
#121



Exposition du 3 au 12 juin 2021
Ouverture le mercredi 2 juin de 17h à 20h

Nicola Bonessa est peintre, Pascaline Fontaine est sculpteure.
Bien qu’au premier regard leurs univers ne semblent pas avoir beaucoup de points communs, c’est à un niveau plus subtil que les deux artistes se rejoignent.
Dans leur façon même de plonger dans la création pour prendre refuge, retrouver à travers le jeu du processus créatif, une forme certaine de liberté, loin des bruits du monde, un état premier, essentiel.
Flâneries… méditations ?
Chez Nicola, la nature est présente, sentie, entendue, caressée, traversée, jouée et réinventée sans cesse.
Pascaline joue avec la transparence du verre, une bulle en suspens, la courbe imparfaite d’une ligne, le rythme et la vibration des couleurs, le rêve et la douceur.
Les deux artistes flirtent avec l’abstraction, pour le plaisir des formes et de la couleur, comme une promesse de bonheur.



La MAISON fait écho à ce que je suis : une mère, une femme.
Ma « maison », si ses volumes paraissent abstraits, reste en lien avec la mère, matrice, lieu de refuge, de protection, de création ?
Propositions imaginaires, en cette période trouble, une réflexion sur l’essentiel, l’existentiel, comme un parcours intérieur.
En verre, la transparence nous donne à voir des escaliers esquissés, des volutes, des bulles et des voiles en suspension.
Au-delà des lignes géométriques, une recherche sur les volumes dont les angles ne sont pas parfaits, les axes pas vraiment verticaux, où les lignes se déforment, la douceur s’invite.
Parfois je ramasse des pierres pour y poser mes maisons ou trouver l’inspiration.
Un besoin de rondeur, de féminité et mes sculptures deviennent des « pierres de rêve » ou des silhouettes qui dansent.
La couleur pour sortir de la morosité, apporter une touche de lumière, de gaieté, projection d’une envie de bonheur…
Le verre joue avec la lumière donnant une quatrième dimension.
Pascaline Fontaine

Mes tableaux s’organisent en séries, par le choix d’un format, des outils utilisés, et d’une atmosphère ou thématique commune.
Ils sont le résultat d’un long processus, fait d’interventions partielles, de temps de séchage et de recouvrements.
J’aime utiliser l’éventail des possibilités que m’offre ce médium, des dilutions les plus liquides aux empâtements, en passant par les transferts.
Plusieurs toiles sont travaillées en parallèle, à plat ou à la verticale, selon les moments.
Il n’y a pas de règle à priori ni de cadre de travail rigide, chaque tableau cherche son dénouement dans un mouvement fluide, naturel.
Il ne s’agit pas pour moi de forcer les choses, mais de « dérouler » la peinture, de la laisser venir à moi.
Au fil des gestes et des séances, un espace visuel et mental se crée, aux textures sensibles et vibrantes, comme une musique hypnotique enveloppante.
Un lieu, un état, une nature intériorisée rêvée ou hallucinée encore et encore.
Énergie, couleur et rythme sont au centre du processus.
Je n’envisage pas la peinture comme un combat, mais comme une fête, une danse, un moment privilégié parfois euphorisant.
C’est une pratique sensible, une aventure sans cesse renouvelée qui m’apporte beaucoup de joie.
La plupart du temps je peins sur des grands formats qui permettent au corps de s’exprimer pleinement, cependant ces dernières années le travail de petits formats, sur toile ou papier, a pris plus de place dans ma production.
Dans un registre plus concis et dépouillé, il me permet de me recentrer et d’expérimenter et d’ouvrir de nouvelles perspectives.
Nicola Bonessa


Le catalogue #121 en version pdf

Jean-Paul Meiser
Quand parlent les masques
#120



Exposition du 20 au 29 mai 2021
Ouverture mercredi 19 mai de 17h à 20h

Ces masques ne deviennent-ils pas subrepticement des images de notre société comme ceux d’Afrique représentaient les peuples africains.
Mais ces masques d’art, empreintes d’emballages, paraissent d’une abstraction propre au produit mondialisé, loin de leurs mythiques ancêtres africains ou gréco-romains…
En latin le masque (de théâtre) se dit bien persona.
À ce niveau de discussion, on touche au-delà de l’identification, au signe.
Ces masques s’animent.
D’une certaine manière, ils nous posent question, particulièrement devant la vidéosurveillance, la reconnaissance faciale qui envahissent l’espace, même en France.
Que dire des nouvelles images dans nos sociétés, de leurs utilisations ?
Par ailleurs les chanteurs Daft Punk, les Blacks Blocs, des policiers en mission eux-mêmes avancent cagoulés…
A contrario la mascarade va-t-elle constituer un refuge si nous voulons sauvegarder notre vie privée ?

U. Edma, 22 janvier 2020

Réponse inattendue de l’histoire : « Portez des masques contre le coronavirus ! » nous répètent les médias depuis un an.
Notre civilisation, ayant soumis la terre plutôt que de la respecter, va-t-elle se caractériser par cette nouvelle pratique ?
Notre visage perdra-t-il plus de la moitié de son expression dans l’espace social ?
Autre conséquence, la communication risque-t-elle de se réduire, en définitive, aux signes informatiques, justifiant le « sans contact » ?
Après confinements, déconfinements, toutes ces questions se posent jusqu’au citoyen le plus modeste.
Les Masques Bleus de Meiser, depuis une décennie, ont étrangement précédé l’événement.
Ils démasquent un avenir équivoque.

U. Edma, 21 février 2021

 

en mai, fais ce qu'il te plaît
Madeleine Sins
#119




Exposition du 11 au 15 mai 2021
Tous les jours de 12h à 19h sur rendez-vous

En mai, fais ce qu’il te plaît
Consistance de circonstance

Dicton (di-kton), Lat. dictum, dit, participe passif de dicere, chose dite, subst. masc. Usuel. Sentence exprimant une vérité d'expérience sous une forme imagée, généralement d'origine populaire, et passée en proverbe dans une région donnée.

« En avril ne te découvre pas d’un fil, en mai, fais ce qu’il te plaît. »

Une sentence vieillotte qui, chaque année, prend la couleur d’un fil d’espoir rasoir.
Faut-il la répéter pour s’habiller ?
Est-elle la mesure du dérèglement climatique ?
Ce qu’il nous plaît en mai…

À travers mes œuvres, je partage des questionnements existentiels abstraits en proposant des expérimentations plastiques dans un univers de matières collectionnées aussi désuètes et précieuses qu’un vieux dicton décoloré.

Je ne jette rien
C'est une maladie
C'est l'oubli
C'est l'hérédité
C’est la fatalité
C'est la guerre
C’est un ver de terre
C'est l'art brut
C’est tout azimut
C'est Cuba
16115 mots finissant par A
C'est le manque de fric
C'est l'excès de fric
C'est une folie
C'est un projet
C’est un déchet
C'est la mémoire
C’est subrogatoire
C’est la vie

Madeleine Sins



coupé-collé
#118





Exposition du 18 au 27 mars 2021
Ouverture le mercredi 17 mars de 15h à 17h

Au Japon le KIRIGAMI est l’art du papier découpé. Henri Matisse développera le dessin aux ciseaux dans la dernière période de sa vie de création, taillant dans des feuilles colorées et collant des éléments juxtaposés sur un support.
Des artistes tels Braques, Picasso, Man Ray, Jacques Villeglé, Arman, Tinguely et bien d’autres ont produit des oeuvres comportant du collage d’éléments découpés, taillés, déchirés, imbriqués. Jacques Prévert, adepte des collages papier considérait leur fonction à l’égal de sa poésie.
Le développement du numérique engendre de nouvelles pratiques et vocabulaires qui lient les deux termes en couper-coller pour figurer une action de séparation et d’ajout par exemple pour le montage d’un film ou la création de nouvelles images. L’exposition réunit ici des artistes qui dans leurs pratiques utilisent ces deux actions de séparation et de collage ou juxtaposition, avec des matériaux aussi différents que la céramique, le verre, le papier, le métal, le numérique, la photo ou autres médiums pour la création d’une oeuvre originale.

Claire de Chavagnac, mars 2021




Le catalogue #118 en version pdf


pass |er |é |é.e |é.e.s par là
#117



Exposition du 4 au 13 mars 2021
Ouverture le mercredi 3 mars de 15h à 17h

Après reports et annulations, en ces temps étranges qui courent, nous proposons de sortir de nos espaces confinés pour une rencontre avec l’esprit des choses, avec ce qui est de passage ou ce qui parfois n’est plus, mais qui a laissé des traces en nous, qui sommes iranienne, allemande, chilienne et françaises.
Il est question de cet espace par lequel nous sommes passé.e.s,
L’espace intérieur, marqué par le confinement, dans la maison, entre ses portes, celui des tapis ou des déchets du quotidien,
L’espace de l’entre-deux, de là où viennent les idées, là où elles passent, là où elles vont,
Ou celui du corps et des forces invisibles qui le font tenir debout,
Celui des architectures et des structures,
Ou celui où les choses sont tues, rendues invisibles ou oubliées,
Et l’espace de la matière à créer pour chérir, respecter ou réparer ce qui est mal aimé et négligé.
Il est aussi question du temps, celui perdu, celui des fantômes, des échos du passé dans le présent,
Du temps qui veut perdurer, celui des traditions, des formes de l’héritage et des liens entre générations,
Du temps qu’on voudrait retenir, celui de la nostalgie, du travail sur la perte, des souvenirs qui voudraient s’échapper.
Et du temps qui se répète, qui bégaie et qui recommence, qui semble boucler toujours, qui nous ramène en arrière pour aller de l’avant.


Sahar Foroutan


Stefanie Heyer


Paula Leon


ANNEJEU


Elsa Letellier


Le catalogue #117 en version pdf


NETWORK 1.1
#116



Exposition du 18 au 27 février 2021
Ouverture le mercredi 17 février de 15h à 17h

Le réseau est le sujet de cette série de trois expositions.

Six artistes invitent six artistes qui à leur tour invitent six artistes.

À la première exposition participent six artistes, 12 à la suivante et 18 à la dernière.


C'est une chaîne d'expositions coorganisées par les artistes participants, chacun étant à la fois invité et curateur.

Lors de ces trois événements, où l'artiste participe activement à garantir sa visibilité sur la scène artistique, il sera intéressant d'observer les mécanismes du fonctionnement du réseau.


Quels nouveaux projets artistiques ?
Quelles ouvertures théoriques ?
Quelles nouvelles rencontres ?



APTeam 1.0
#115



Exposition du 4 au 13 février 2021
Ouverture le mercredi 3 février de 15h à 17h

Philia,

La galerie Abstract Project est un lieu de monstration d’art et de rencontre des artistes, c’est un collectif qui, fidèle aux principes de l’association dont la galerie est issue, en assure le fonctionnement et l’esprit.
Les fondements esthétiques du salon Réalités Nouvelles depuis 1946 et ceux de la galerie Abstract Project sont ceux de l’« abstraction » à qui le temps et l’histoire ont permis de rajouter un s : les « abstractions », tant les formes possibles parfois proches mais souvent éloignées des pensées fondatrices articulent les projets des artistes qui exposent dans nos murs, mais c’est aussi et surtout l’esprit de rencontre, de soutien, de réciprocité qui lie ses membres dans une relation d’amitié, de Philia, là où s’avère possible le lieu où s’échangent les possibilités d’être.
Une galerie associative est un lieu d’hospitalité, un lieu de rencontre avec des amateurs, des collectionneurs, un lieu d’appartenance à un groupe social, à un groupe de pensée ; mais l’amitié au sein de ce groupe génère une relation supplémentaire aux oeuvres qui y sont montrées, un espace poétique et tangible du regard à l’autre.
Les oeuvres exposées montrent aussi les modes très diverses de construction d’oeuvres abstraites.
Au-delà des références historiques, le terme même d’abstraction recouvre tellement de possibilités et d’expériences différentes ; nous voulons montrer cette multiplicité. L’« abstraction » devient un outil qui travaille les strates de connaissances et de sensibilités, elle naît là, à un moment donné dans la construction et l’élaboration du travail où il y a une forme dont on peut dire qu’elle est abstraite. Certains d’entre nous travaillent avec l’histoire, d’autres avec l’expression et le corps et d’autres encore en puisant dans le réel des figures qui devenues autonomes naviguent de la figuration à l’abstraction.
C’est une part de ce qui nous lie que nous avons choisi de montrer pour cette exposition des oeuvres de chacun des membres de l’équipe de la galerie qui encore plus en ces temps troublés, partagent en amitié.


L’équipe de la Galerie Abstract Project
Paris, Janvier 2021




Le catalogue #115 en version pdf

Art numérique 4
Procédés et systèmes en art génératif
#114

Nouveaux horaires : 11h30 - 16h30



Exposition du 14 janvier au 30 janvier 2021
Vernissage le mercredi 13 janvier de 17h à 19h

Quand j’ai vu pour la première fois une oeuvre générative, j’étais ravi de découvrir ce champ de possibilités pour l’art numérique. Le mot « génératif » m’était familier à travers les travaux de Noam Chomsky qui théorisait une « grammaire générative » dont les règles permettent de produire d’innombrables phrases, telle une machine.
Grâce à son imagination et ses idées, l’artiste lui-même est en quelque sorte une machine à générer des oeuvres créatives. Par ailleurs, l’artiste qui pratique l’art génératif programme un code qui sera incarné dans d’infinies « occurrences » à l’écran. Ce processus génératif est considéré comme étant autonome dans la mesure où l’artiste ne contrôle pas ces « occurrences », même s’il peut en modifier les paramètres au cours de ce que l’on nomme des « boucles de rétroaction ».
À l’occasion de cette quatrième exposition d’art numérique, Carol-Ann Braun et moi avons souhaité mettre en avant le thème de la générativité, qui renouvelle l’idée du processus dans la genèse de l’oeuvre d’art. Nous tentons de jeter un coup de projecteur sur la « boîte noire » qui héberge le code, pour révéler les paramètres de l’intention de chaque auteur. Nous avons aussi invité quelques artistes dont la production — non-numérique et hors écran — est régie par des consignes très strictes. Ce sera l’occasion de comparer différentes procédures et leurs principes esthétiques sous-jacents.

The first time I saw a generative work, I was thrilled to discover a new horizon of possibilities for digital art. I was already familiar with the term “generative”, thanks to Noam Chomsky’s notion of a generative grammar whose rules, much like those of a machine, allow for the production of countless sentences.
Because of their imagination and capacity to produce ideas, artists can be thought of as “creative machines.”
More specifically, when it comes to generative works of art, the artist codes a program that churns out an effectively infinite number of fleeting on-screen “occurrences.” This generative process is considered to be autonomous insofar as the artist does not control each “occurrence”, even though the parameters of the program can be adjusted in what has come to be known as a feedback loop.
For this fourth show in our digital art series, Carol-Ann Braun and I have chosen the term generativity to evoke and renew the concept of process in the genesis of a work of art. By focusing on the inner-workings of the “black box” of code, we hope to shed light on the parameters of artistic intent. We’ve also included non-digital pieces by artists who impose stringent rules on their working process, allowing the viewer to compare different procedures and their underlying esthetic principles.


Jun SATO, en collaboration avec Carol-Ann Braun


Le catalogue #114 en version pdf