Art et mathématiques
structure
#103

Exposition du mercredi 13 mai au samedi 30 mai 2020

Les formes mathématiques abondent dans la nature car les mathématiques sont
derrière les lois physiques qui régissent la formation des structures naturelles
organiques et inorganiques. La structure mathématique est donc partout présente, évidente, dans le monde naturel.
La Structure c’est l’ensemble de connexions stables de l’objet, assurant son
intégrité et son identité à lui-même, c’est-à-dire la conservation de ses principales propriétés lors de divers changements extérieurs, ou intérieurs.
C’est la structure qui organise et pérennise le contenu, de là vient son importance déterminante dans la construction des oeuvres visuelles.
Leonardo da Vinci a mis en évidence cette structure déterminante, dans son étude de la croissance des arbres, établissant la règle dite « de Leonardo », toujours valide et confirmée par les chercheurs dans des simulations informatiques.
Les artistes français et internationaux qui pour cette exposition ont soumis
leur recherche à la mise en évidence de la structure dans leur oeuvre, objet en
volume, ou représentation en deux dimensions, en ont parfaitement conscience
et s’appuient clairement ou intuitivement sur cette pensée mathématique.


David Apikian

 


Le catalogue #103 en version pdf


Blancs [2]
#102

Exposition du 5 au 14 mars 2020
Vernissage le mercredi 4 mars de 18h à 21h


Des multiples définitions du mot « blanc », cette exposition a pour référence le
terme germanique blank, ce qui signifie « brillant, clair, sans tache », ou encore
« nu ».
Ces différentes significations et sensations générées par ce vocable sont
explorées à travers les pratiques individuelles de chacun des artistes à présenter
leurs travaux.
La matière vierge de toute coloration, l’espace entre les éléments qui donne
naissance au rythme, l’absence même de matière par découpage ou le façonnage
de l’oeuvre, les propriétés réflectives d’un matériel ou l’usage de pigmentation
sont autant de moyens mis en oeuvre dans la réalisation et la présentation des
oeuvres.
Le blanc est à la fois couleur et non couleur, absence et présence, la représentation
d’une chose et son absence. Ce fil commun apporte tout à la fois la respiration
et la circulation qui lient et séparent dans les oeuvres et les oeuvres entre elles,
non pas en opposition mais en juxtaposition, voir en imbrication pour une
perception spatiale augmentée. Les oeuvres se révèlent par interaction entre ce
qui se produit à l’intérieur de l’oeuvre de chacun et à l’extérieur de ses limites
matériels avec la circulation du blanc de l’espace même de la galerie.
Dans l’ambiguïté entre être et ne pas être, au spectateur de trouver l’équilibre
dans sa propre perception.


Claire de Chavagnac



Le catalogue #102 en version pdf

 

Jardins fluides
Marlène Moris
#101



Exposition du 20 au 29 février 2020
Vernissage le mercredi 19 février de 18h à 21h

De sensibilité polyvalente (architecture, violoncelle, arts plastiques), Marlène Moris s’exprime principalement par la peinture et l’estampe.
Rivières, formes organiques, jardins, son travail questionne le plus souvent la transformation de la nature.
Depuis sa récente résidence à La Spinnerei de Leipzig, et inspirée par les paysages d’eaux et parcs environnants, elle continue d’explorer des supports textiles non traditionnels où la peinture s’inscrit dans une nouvelle relation à l’espace.
Sur des grands formats verticaux et translucides, elle joue avec la surface, le geste et la couleur.
Utilisant une technique aqueuse très directe (encres d’imprimerie et acrylique), le processus plastique – comme un rituel de passage – traverse des étapes d’immersion totale puis d’écriture successives “dans le frais”, laissant se superposer tâches, coulures, accidents, accents précis, insertion d’éléments végétaux...
Des premiers jardins botaniques suggérés, les dernières recherches ouvrent sur des mondes intérieurs de plus en plus abstraits, des éclosions printanières, où le motif se réinvente entre apparition et dissolution.
Cette série de jardins flottants évoque ainsi la fragilité de notre existence.




Le catalogue #101 en version pdf

Ce qui aurait pu ne pas être, [3]
#100



Exposition du 16 janvier au 1er février 2020
Vernissage le mercredi 15 janvier de 18h à 21h

Tout travail d'artiste repose sur des pratiques et des postulats plus fragiles qu'ils n'en non l'air.
De leurs projets, de leurs réalisations, les artistes transmettent la possibilité que toute chose puisse à un moment, devenir autre.
De nécessités en contingences, les oeuvres sont ainsi en permanentes mutations.
Au cours de la création et des expériences menées, chacun des artistes peut avoir senti que ces recherches et productions dérivent, cherchent, et proposent de façon fortuite des formes inattendues, mais possibles.
C'est autour de Ce qui aurait pu ne pas être, [3] que nous vous proposons cette exposition. C'est le pari que nous avons soumis aux artistes réunis ici, montrer des créations qui sont pour eux un pas de côté dans leur production.
Montrer ce qui serait inhabituel à un moment de leur recherche.