Art numérique 4
Procédés et systèmes en art génératif
#114

Nouveaux horaires : 11h30 - 16h30



Exposition du 14 janvier au 30 janvier 2021
Vernissage le mercredi 13 janvier de 17h à 19h

Quand j’ai vu pour la première fois une oeuvre générative, j’étais ravi de découvrir ce champ de possibilités pour l’art numérique. Le mot « génératif » m’était familier à travers les travaux de Noam Chomsky qui théorisait une « grammaire générative » dont les règles permettent de produire d’innombrables phrases, telle une machine.
Grâce à son imagination et ses idées, l’artiste lui-même est en quelque sorte une machine à générer des oeuvres créatives. Par ailleurs, l’artiste qui pratique l’art génératif programme un code qui sera incarné dans d’infinies « occurrences » à l’écran. Ce processus génératif est considéré comme étant autonome dans la mesure où l’artiste ne contrôle pas ces « occurrences », même s’il peut en modifier les paramètres au cours de ce que l’on nomme des « boucles de rétroaction ».
À l’occasion de cette quatrième exposition d’art numérique, Carol-Ann Braun et moi avons souhaité mettre en avant le thème de la générativité, qui renouvelle l’idée du processus dans la genèse de l’oeuvre d’art. Nous tentons de jeter un coup de projecteur sur la « boîte noire » qui héberge le code, pour révéler les paramètres de l’intention de chaque auteur. Nous avons aussi invité quelques artistes dont la production — non-numérique et hors écran — est régie par des consignes très strictes. Ce sera l’occasion de comparer différentes procédures et leurs principes esthétiques sous-jacents.

The first time I saw a generative work, I was thrilled to discover a new horizon of
possibilities for digital art. I was already familiar with the term “generative”, thanks to
Noam Chomsky’s notion of a generative grammar whose rules, much like those of a
machine, allow for the production of countless sentences.
Because of their imagination and capacity to produce ideas, artists can be thought of
as “creative machines.”
More specifically, when it comes to generative works of art, the artist codes a program
that churns out an effectively infinite number of fleeting on-screen “occurrences.” This
generative process is considered to be autonomous insofar as the artist does not control
each “occurrence”, even though the parameters of the program can be adjusted in what
has come to be known as a feedback loop.
For this fourth show in our digital art series, Carol-Ann Braun and I have chosen the
term generativity to evoke and renew the concept of process in the genesis of a work of
art. By focusing on the inner-workings of the “black box” of code, we hope to shed light
on the parameters of artistic intent. We’ve also included non-digital pieces by artists
who impose stringent rules on their working process, allowing the viewer to compare
different procedures and their underlying esthetic principles.


Jun SATO, en collaboration avec Carol-Ann Braun